Cigarette interdite : la riposte se prépare

le 08 octobre 2006 à 20h05 , mis à jour le 10 octobre 2006 à 15h27

Les restaurateurs sont prêts à se joindre aux buralistes pour protester contre l'interdiction du tabac dans les lieux publics.

TF1/LCI : Cendrier et mégotsCendrier et mégots © TF1/LCI

L'annonce par Dominique de Villepin de l'interdiction, dès février prochain, de la cigarette dans les lieux publics suscite les foudres de la Confédération des buralistes, qui juge un délai d'un an dans l'application de l'interdiction totale de fumer "insuffisant concernant les bars-tabacs". Aussi, "dans l'attente d'un rendez-vous très rapide auprès de M. de Villepin, les élus de la Confédération vont se réunir pour décider des modalités d'une mobilisation des 31.000 buralistes de France", a réagi la Confédération. Son président, René Le Pape, assure que "cette mesure va précipiter les fermetures d'établissements, notamment dans les zones rurales où ils constituent le dernier point de convivialité et d'activité commerciale".

Et René Le Pape de rappeler qu'en Italie, les professionnels avaient disposé d'un délai de deux ans pour s'adapter, et que selon un sondage Sofres effectué en août, 65% des Français sont favorables à une dérogation pour les bars-tabacs. Des arguments qui ne touchent guère les partisans de l'interdiction, lesquels se sont vivement félicités dès dimanche soir de cette décision. Le député du Bas-Rhin Yves Bur, en pointe du combat pour l'interdiction du tabac, a ainsi jugé que cette annonce "replace enfin les préoccupations de santé publique au coeur de l'action politique". Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et médecin ORL de formation, a salué "une avancée pour la santé publique".

Les fumoirs, "interdiction déguisée"

Pourtant, les buralistes ne sont pas seuls à protester. Sur la même longueur d'onde, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih), a réagi dimanche par la voix de son vice-président Francis Attrazic : "Pour nous cette solution n'est pas satisfaisante du tout, puisque le seul aménagement qu'il y a est surtout en termes de délai". Concernant la possibilité, passé le délai supplémentaire qui court jusqu'au 1er janvier 2008, d'installer des "fumoirs" dans les cafés, tabacs ou restaurants, l'Umih juge que cette solution équivaut à une "interdiction déguisée". En effet, "les caractéristiques techniques de ces fumoirs font que ce sont des équipements qui ne pourront pas être utilisés par 95 ou 99% de nos professionnels", affirme Francis Attrazic.

Selon lui, la décision du gouvernement n'aura de plus guère d'impact sur le tabagisme passif, car ce problème se rencontre essentiellement au domicile des fumeurs. Il a précisé que son mouvement allait voir "quel type de mobilisation" envisage la Confédération des Buralistes pour "éventuellement se joindre à eux". Le créneau le plus vulnérable des professions représentées par l'Umih est celui des cafés et des bars, a-t-il souligné, évoquant des "conséquences économiques terribles".

D'après agence

le 08 octobre 2006 à 20:05
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47 Commentaires

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  • Olbag, le 09/10/2006 à 12h16

    Il est certain qu'un repas au restaurant sans cigarette au moment du café me fera rester chez moi. Mais je n'oublierai pas d'aller voter et ce décret m'aidera dans mon choix. A bon entendeur...

  • Danielle, le 09/10/2006 à 12h08

    Triste France!..A défaut de civisme élémentaire,il faut une loi pour obliger le français fumeur à respecter son voisin de table,son collègue de travail,sa famille,...Il y a 15 ans déjà,la loi Evin interdisait de fumer dans les lieux publics et pourtant partout,(même dans les services des hôpitaux ,un comble)le non fumeur subit toujours la nocivité des fumées. Alors,le gouvernement aura-t-il le courage d'aller jusqu'au bout cette fois-ci d'autant plus si les puissants lobbies du tabac ripostent?De quel côté l'Etat penchera -t-il:les économies en matière de santé ou le gain des taxes sur le paquet de cigarettes?Ou encore ...l'Opinion Publique en période pré électorale ?

  • VAN DAMME, le 09/10/2006 à 12h06

    Propriétaire d'un Bar Restaurant depuis 25 ans je suis dégouté que l'ont ne réstifie pas l'erreur entre un lieu public et unlieu privé ouvert au public, nous sommes pris une nouvelle fois en ôtage par les gouvernement

  • Anne, le 09/10/2006 à 11h33

    Il est interdit d'interdir !!!!!!

  • Giorgio di Roma, le 09/10/2006 à 11h27

    Pas de demi-mesure. L’interdiction doit être totale et immédiate. Pourquoi organiser des fumoirs alors que des pays ayant des climats plus rudes comme l’Irlande ou la Suède ne le font pas ? Cela n’a aucun sens pas plus que de garder le double affichage pour les prix…..

  • Vastre, le 09/10/2006 à 11h25

    Il est difficile de justifier la mort de milliers de victimes passives par la nécessité de sauver certains distributeurs de drogues. Le discours de Monsieur le Pape est totalement décalé : la société évolue et il faut que le commerce suive. On ne va pas remettre en service des locomotives à vapeur pour justifier la création d'emplois de mineurs !

  • Nico, le 09/10/2006 à 11h25

    Evidemment, c'est en France qu'on râle... Une dizaine de pays européens appliquent déjà cette interdiction, tous se passe bien, et enfin les non fumeurs ne sont plus pollués. Mais en France, non, on a toujours qq chose à dire, on n'est jamais content... C'est navrant !

  • Serge, le 09/10/2006 à 11h20

    J'espère que les patrons de bar,café,restaurant feront le nécessaire pour garder leur clientèle et en obtenir de nouvelle ( je suis souvent ressorti aussitot d'un café dès que je sentais cette odeur ) . Ce que je ne comprends pas c'est qu'il soit autorisé de fumer dans la rue . Ca va etre le défouloir si les patrons de bar/tabac/restaurant,etc n'assument pas leur responsabilité.

  • Fr, le 09/10/2006 à 11h18

    Enfin une bonne decision du gouvernement. ca fait des annees que je ne vais plus en discoteque a cause de la fummee. et je ne parle meme pas des restaurants ou il y a une micro zone non fumeur meme pa separee de la zone fumeur et ou il est impossible de manger sans etre enfumer (genial avec des enfants en bas age.) il sont bien gentils les buralistes et le retaurateurs, mais ils enpoisonnent des milliers de gens tous les jours. buraliste == vendeur de mort. je me demande comment ils font pour se regarder dans le mirroir le matin. l'interet general ne doit il pas passer devant celui d'une ultra minorite. qu'il fasse greve, et ne vendent plus de cigarettes ca nous fera des vacances.

  • Jean Louis, le 09/10/2006 à 11h15

    Arrêtons l'hypocrisie : si c'est un problème de santé publique comme ils argumentent il faut également interdire l'alcool c'est à dire, entre autre, arracher toutes les vignes etc... Si c'est um problème de liberté pour les non fumeurs, il faut laisser le choix aux restos et bars et disco d´être fumeurs ou non en avertissant à l'entrée comme en Espagne : Libre d'entrer ou non! La liberté c'est le choix.Par contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics comme les crêches , écoles hopitaux bureaux usines transports, me parait normaleet indiscutable.

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