Jean-François Copé a annoncé le 16 octobre dans un bar à Saint-Ouen des baisses de taxes sur les jeux © TF1-LCIL'interdiction de fumer dans les lieux publics sera effective à partir de février 2007, mais elle sera reportée au 1er janvier 2008 dans les bar-tabacs, restaurants, discothèques, le temps pour eux de créer des "fumoirs strictement réglementés". Un report considéré jusqu'à présent comme insuffisant pour les professionnels concernés, qui réclamaient davantage de mesures et mettaient en garde contre une chute dramatique de leur chiffre d'affaire le jour où l'interdiction deviendra effective pour eux.
Appel en partie entendu par le gouvernement : Jean-François Copé, ministre délégué au Budget, a annoncé lundi matin des mesures en faveur des cafés. Mais elles ne concerneront pas directement l'interdiction de fumer : il s'agit plutôt d'une mesure de compensation portant sur les jeux traditionnels. "Je vais diminuer fortement la taxe sur les baby-foot, les flippers et les jeux qui sont dans les cafés", a annoncé le ministre sur RMC, précisant que la taxe ne serait "plus que de 5 euros". Elle était jusqu'alors "entre 16 et 92 euros selon la taille de la commune mais les conseils municipaux pouvaient voter jusqu'à trois ou quatre fois ce tarif", selon lui. "Il faut diversifier les activités" des bars au moment où ils doivent se préparer à faire face à une interdiction de fumer, a-t-il expliqué pour justifier ce "coup de main".
Scepticisme des cafetiers
Comment réagiront les cafés et bars-tabac ? Il est vrai qu'entre 1999 et 2004, 140.000 de ces jeux, trop peu rentables du fait de taxes trop lourdes, ont été retirés de la circulation. Le gouvernement espère, par cet allègement annoncé, inverser la tendance. Le ministre du Budget table sur la création de 600 emplois, uniquement en comptant la remise en circulation des 40.000 flippers ou billards qui sont actuellement remisés. Mais, estime déjà René Le Pape, président de la Confédération nationale des débitants de tabac, dans les colonnes du Parisien, "à terme, ce n'est pas ça qui nous sauvera. Financièrement, cela ne compensera jamais la perte qu'engandrera l'interdiction de fumer dans les lieux publics".
Les mesures demandées jusqu'alors par les professionnels concernés étaient très différentes. Afin d'"aider les cafés et restaurants à supporter "une décision unilatérale susceptible de les mettre en danger", la CGPME avait par exemple proposé de créer "une provision pour dépenses de mise en conformité". La CGPME suggérait que la perte de recettes que cela représentera pour l'Etat soit compensée par une taxe additionnelle sur les tabacs.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




