© TF1-LCIChâteau Petrus, Romanée Conti, Château Margaux : tous se sont arrachés comme des... gros pains. Les 4960 grands crus de la ville de Paris étaient mis aux enchères vendredi et samedi et ont rapporté 961.030 euros, soit près du double de ce qu'attendiat l'expert en charge de la vente (il avait misé sur 550.000 euros).
La journée de vendredi avait déjà été un succès, avec 400 lots sur 793 vendus pour la coquette somme de 434.900 euros. Deux bouteilles de Romanée Conti 1986 (un Bourgogne prestigieux mis à prix 1500 euros) ont même atteint les 5000 euros l'unité... Trois bouteilles de Château Petrus 1989 (mises à prix 1200 euros) ont été adjugées 4000 euros pièce, et un Petrus 1990 à 3900 euros. Et samedi, un Pétrus de 1988 a été vendu 2.500 euros, ce qui constitue un "record mondial" pour ce millésime. Cette prestigieuse cave avait été constituée sous les mandats de Jacques Chirac à l'époque maire de la capitale et de Jean Tiberi.
"Ne soyez pas rapiat"
Une forte proportion d'étrangers, notamment beaucoup de Russes, d'Américains ou d'Asiatiques, étaient présents. Parmi eux Stephen Williams, directeur de la Antique Wine Company. En un quart d'heure, ce négociant londonien a acheté la totalité des 12 lots de 3 bouteilles de Lafite Rothschild proposés, entre 2000 et 2100 euros le lot : "nous savons que ces vins étaient parfaitement conservés, nous sommes dans la capitale de la France, la patrie du vin".
"Je ne sais pas si ces prix sont fous, mais ils sont déraisonnables", a estimé un négociant européen dépassé, Bruno Gueuning, venu de Genève pour "prendre le pouls du marché" et incapable de suivre face à ces "comportements de type spéculatif". Certains ont cependant suivi à la lettre la consigne lancée par Dominique Giafferi, le commissaire priseur de cette vente : "ne soyez pas rapiat".
Au total, les trois-quarts des bouteilles de la cave de la mairie de Paris ont ainsi quitté les sous-sols de l'Hôtel de Ville, conformément aux "directives" du socialiste Bertrand Delanoë, qui avait promis "de réduire les frais de réception". Autre raison critiquée par certains ("la crue n'est pas l'ennemi des crus") mais avancée côté mairie : une crue soudaine de la Seine pourrait détruire à jamais ces trésors.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





