Succès fou pour le portable

le 30 octobre 2006 à 17h14 , mis à jour le 30 octobre 2006 à 17h30

Les ventes d'ordinateurs portables ont augmenté de 30% au troisième trimestre, représentant désormais 42% des ventes d'ordinateurs en France.

Portable ordinateur

Les Français plébiscitent les ordinateurs portables. Dopées par l'installation graduelle mais inexorable du Wifi en France, dans les restaurants, les cafés et les lieux publics, les ventes d'ordinateurs portables ont grimpé de 30,8% au troisième trimestre 2006, représentant désormais 42% des ventes d'ordinateurs en France, contre 34% un an plus tôt, selon une étude publiée lundi par l'institut Gartner.

Le principal argument de vente : le prix. "Il y a quelques années, un ordinateur portable était beaucoup plus cher qu'une machine de bureau", selon Isabelle Durand, analyste principale chez Gartner France. Mais outre le coût, les ordinateurs portables rivalisent désormais d'efficacité avec les ordinateurs de bureau. Certains consommateurs n'hésitent plus et font maintenant le choix du portable comme premier ordinateur, ce qui n'était quasiment pas le cas il y a quelques années. "Les particuliers ont à présent le choix entre des portables et des machines de bureau offrant des performances similaires à un prix presque identique", relève Isabelle Durand. "Ils en ont donc profité pour s'équiper, acheter un second PC ou renouveler leur équipement" avec un ordinateur portable, explique-t-elle.

Le programme "micro portable étudiant", lancé en 2004 par le gouvernement pour permettre aux étudiants d'acquérir un ordinateur portable à crédit pour un euro par jour, a également eu un impact stimulant, selon l'institut d'études. Enfin, le marché professionnel plébiscite lui aussi le portable, avec des ventes en hausse de 19% au troisième trimestre, particulièrement chez les PME et PMI, au détriment des ordinateurs de bureau, dont les ventes reculent de 2%.

Acer : petits prix et stratégie gagnante

Le numéro un du marché des portables en France, le Taiwanais Acer, confirme au troisième trimestre sa place de leader, acquise un an plus tôt, et creuse même l'écart avec ses concurrents, représentant à lui seul 20% du marché. Porté par le succès des portables, il en profite pour rafler à Nec la deuxième place du marché français des PC, ses ventes décollant de 41,8% en un an, soit la plus forte hausse du marché. Sa part de marché est passée à 16%, contre 12,5% en 2005. Toutefois, il lui faudra encore batailler pour rattraper le leader des ventes de PC en France, Hewlett-Packard, qui semble inaccessible avec 22,1% de part de marché et des ventes en hausse de 35,8%.

(D'après agence)

le 30 octobre 2006 à 17:14
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2 Commentaires

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  • Linc, le 31/10/2006 à 06h58

    Je viens de prendre connaisssance de votre excellent article. Toutefois, en professionnel de l'Informatique, je mettrai un bémol. Les ordinateurs portables réjouissent peut-être le consommateur mais il faut bien savoir que la durée de vie d'un portable reste beaucoup plus courte que celle d'un ordinateur qui ne l'est pas. Beaucoup de mes clients me demandent conseil quand leur vient le désir d'acquérir un portable et je fais toujours la même réponse : Un portable ne devrait être qu'un complément par rapport à un ordinateur existant. Acquérir un portable, c'est bien. Même si les performances sont similaires à un ordinateur classique, il n'en reste pas moins que la fragilité est beaucoup plus grande. Un portable doit être considéré comme un support à un ordinateur classique, sans cela, beaucoup de consommateurs seront déçus dans très peu de temps.

  • Patrick, le 31/10/2006 à 04h42

    Perso, j'ai toujours eu que des ordis portables (je deteste rester enfermé lol). Côté fiabibilté, mon ancien ordi a duré 6 ans en m'en servant tous les jours. Côté conso, un portable est + économique en énergie électrique qu'un ordi de bureau. Côté choix, entre Acer ou HP, ça été vite fait. Quand on délocalise en mettant des centaines de personnes (pour ne pas dire +) sur la touche alors qu'on a un carnet de commande à craquer, on n'a pas besoin de notre fric (c'est valable pour d'autre entreprises dans d'autres domaines [agro-alimentaire par exemple])

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