François Hollande lors de ses voeux, le 15 janvier 2007 © TF1/LCIr4 000 euros de revenu fiscal net pour un célibataire, 8 000 euros pour un couple sans enfants, 12 000 euros pour un couple avec deux enfants. Après ses contradictions de la semaine dernière avec Ségolène Royal sur d'éventuelles hausses d'impôts, François Hollande a précisé, lors de ses vœux à la presse, la réforme fiscale préconisée par le Parti socialiste. Sans surprise, le Premier secrétaire a minimisé les divergences avec la candidate.
Soulignant que le projet du PS concernait une "réforme fiscale globale, pas seulement une réforme de l'impôt sur le revenu", il a noté que "depuis 2002, les baisses d'impôts ont concerné seulement 2% des contribuables, les plus aisés" et que ses propositions ne touchaient que ces personnes. François Hollande a notamment fait remarquer que le seuil qu'il envisageait était ajustable et indiqué qu'il raisonnait en terme de revenu fiscal net, et non pas de salaire, comme ses déclarations de jeudi dernier pouvaient le laisser entendre. Surtout, il a déclaré que Ségolène Royal "arbitrerait" elle-même la réforme fiscale qui serait mise en oeuvre en cas de victoire.
"Sarkozy est dangereux"
Au lendemain de l'investiture de Nicolas Sarkozy comme candidat de l'UMP, François Hollande a également sans surprise vivement critiqué l'adversaire des socialistes Le qualifiant de "dangereux", il l'a accusé de vouloir "convaincre qu'il a changé, comme dans un tour de passe-passe".
"Je n'admets pas que l'on veuille effacer les lignes, jeter la confusion, nier les responsabilités. Nicolas Sarkozy est le candidat de la droite, de la continuité, du pouvoir tel qu'exercé depuis 2002, de toutes les décisions prises, de tous les échecs, de tous les reculs", a-t-il lancé. "Nicolas Sarkozy n'a pas changé, il continue, il s'accroche, il s'accapare tous les moyens de l'Etat, son modèle c'est le pouvoir personnel, c'est l'Etat UMP", a-t-il conclu.
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