Jean-François Copé © LCIDu lancement par Jean-François Copé de la sixième vague d'audits sur la modernisation de l'Etat, on aura surtout retenu le problème des fraudes à la prime pour l'emploi établie par le cinquième audit. Le ministre délégué au Budget avait confié l'enquête à l'Inspection générale des finances (IGF) à la suite du rapport de la Cour des comptes qui évoquait un risque de fraude massive. Il en ressort qu'en 2006, "les anomalies ont abouti au maximum à ne pas verser, à tort, 135 millions d'euros et à verser indûment entre 294 et 340 millions d'euros", soit une perte nette comprise entre 159 et 205 millions d'euros.
Le ministre délégué au Budget a immédiatement minimisé l'ampleur du dysfonctionnement de la prime pour l'emploi. "Premier constat : aucun risque de fraude massive à la PPE n'est avéré : l'usurpation d'identité ou la multiplicité de domiciliation pour pouvoir toucher plusieurs PPE relèvent de cas isolés", a estimé Jean-François Copé.
300.000 enfants déclarés de façon injustifiée
Selon Le Figaro, 20% des bénéficiaires auraient perçu des montants trop importants. Certes mais "pour la moitié de ces foyers ce trop-versé est de moins de 6 € par mois", tempère le ministre. "On est donc plutôt face à des anomalies de " bonne foi ". "Il faut se calmer, il n'y a pas de fraude massive", a clamé Jean-François Copé.
La prime pour l'emploi a été créée par le gouvernement Jospin en 2001 afin de favoriser les revenus liés à la reprise d'une activité. 8,5 millions de foyers fiscaux l'ont perçue en 2006. Toujours selon le quotidien, 30% d'entre eux n'auraient pas perçu le montant adéquat : près de 20% ont trop perçu et 10% pas assez. La déclaration pré-remplie, mise en place en septembre 2006, permettrait de remédier à ces erreurs et de faire des économies de gestion.
Un autre dysfonctionnement interpelle : 300.000 enfants seraient déclarés par les contribuables sans avoir d'existence réelle ou en n'étant pas réellement à la charge des foyers fiscaux. Cela permettrait à ces derniers de bénéficier de plus de parts et donc de payer moins d'impôts. Le rapport de l'IGF invite les services des impôts à progresser sur les contrôles.
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