Le 1er septembre, François Hollande a organisé un mariage fictif de Suez et de GDF à Tulle pour dénoncer le projet de fusion © DRTrois ans après l'ouverture à la concurrence du marché du gaz et de l'électricité pour les professionnels, c'est au tour des particuliers. A partir du 1er juillet, la fourniture d'énergie des consommateurs français sera ouverte à la concurrence. Seuls EDF et GDF pourront continuer à proposer des tarifs réglementés par l'Etat alors que tous les acteurs, y compris EDF et GDF, pourront mettre en place des offres au prix du marché. Les clients qui ne décideront pas d'opter pour un autre opérateur resteront d'office chez EDF et GDF.
L'association de défense des consommateurs, UFC-Que choisir, a cependant mis en garde les consommateurs mardi contre un miroir aux alouettes. Selon elle, "les risques d'augmentations violentes de prix sur le marché libre sont bien réels". Quand bien même les offres d'appels seraient en-dessous des prix actuels, cela ne serait que de courte durée afin d'attirer le client, juge l'UFC. Or, le départ est irréversible. Contrairement au secteur des télécoms, les clients qui abandonnent les tarifs régulés ne pourront pas y revenir.
Manque d'informations
L'association donne un exemple de hausse prévisible en s'appuyant sur les chiffres constatés sur le marché des professionnels. Pour un ménage de quatre personnes qui éclaire et chauffe son logement à l'électricité, la facture pourrait grimper de 65% soit une dépense annuelle supplémentaire de 1222 euros.
L'UFC va par ailleurs mettre en place un indice des prix de l'électricité et de gaz (IPEG) afin de suivre l'évolution sur le marché libre et sur le marché régulé. Elle déplore toutefois la passivité des pouvoirs publics qui n'ont pas informé les consommateurs français des changements imminents. L'association a mis en place un serveur vocal d'information (0811 88 10 88) ainsi que des infos sur "cequ'il faut savoir" sur son site internet.
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