© AFPLe rachat par l'Etat d'un immeuble de l'Imprimerie nationale à Paris (XVe) coûtera 376,7 millions d'euros aux contribuables, selon le Canard enchaîné. Un prix bien supérieur à celui auquel il avait été vendu il y a quatre ans au fond d'investissement américain Carlyle : à l'époque, la vente n'avait rapporté que 85 millions d'euros à la puissance publique. Selon les spécialistes consultés par le journal, "l'opération a rapporté au fonds une plus-value brute comprise entre 167 et 210 millions d'euros". Pourtant, le ministre du Budget Eric Woerth salue une opération "bénéfique pour les comptes de l'Etat". "Cela fait des années" que le ministère des Affaires étrangères "cherche à rationnaliser son implantation", alors qu'il est actuellement dispersé entre neuf sites dans Paris, ce qui "coûte très très cher", a-t-il fait valoir sur Radio Classique.
L'immeuble "a été vendu à un prix, racheté à un prix beaucoup plus important", a reconnu le ministre, mais "entre-temps le marché de l'immobilier est passé par là et les travaux ont été colossaux" pour faire de ce site industriel un immeuble de bureaux. "Les experts sont passés par là, tout cela a été fait dans les règles", a-t-il assuré. Lorsque le bâtiment a été vendu suite à la privatisation de la plupart des sites de l'Imprimerie nationale, "l'idée n'était pas de le racheter mais entre temps les choses ont évolué", a-t-il expliqué, indiquant que le ministère des Affaires étrangères avait eu "plusieurs adresses potentielles". Parmi celles-ci : l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, dans le XIVe arrondissement de Paris, projet de rachat auquel la municipalité s'est finalement opposée.
Enfin, Eric Woerth a rappelé que l'Etat comptait vendre pour 500 millions d'immobilier non utilisé en 2007 (après 800 millions en 2006), et indiqué que le centre de conférences Kléber, près de la place de l'Etoile, avait été vendu récemment pour "plus de 400 millions d'euros". "Une très bonne affaire pour l'Etat", a-t-il expliqué.
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