© DRLa Commission européenne, qui a déjà épinglé la France et la Suède pour avoir imposé des restrictions aux paris sportifs, a passé mercredi à la vitesse supérieure pour ces pays. Bruxelles a adopté mercredi contre Paris et Stockholm un "avis motivé", dernière étape avant une éventuelle saisine de la Cour européenne de Justice.
Tout en affirmant qu'il ne cherche pas à libéraliser ce marché, le commissaire au Marché intérieur, Charlie McCreevy, a lancé il y a un peu plus d'un an une croisade contre les monopoles d'Etat, à qui il reproche de faire obstacle à l'arrivée de nouveaux entrants dans le secteur des jeux. Le 11 octobre, il avait stigmatisé les monopoles français du Pari mutuel urbain (PMU) et de la Française des jeux (FDJ) dans le secteur des paris sportifs. Non pas qu'il critiquait les monopoles eux-mêmes, mais il acceptait mal que la France fasse obstacle aux opérateurs privés qui voudraient pénétrer sur ce marché, sous prétexte que les jeux sont néfastes pour le citoyen. Pourquoi alors autoriser le PMU et la FDJ à faire autant de publicité sur les courses hippiques ou le Loto sportif ?
Un avis motivé contre la France, ce serait "la preuve que la législation française actuelle et les deux monopoles ne sont pas compatibles avec les règles européennes et que des changements sont attendus par Bruxelles", avait commenté lundi une porte-parole de l'Association européenne des jeux et paris en ligne (EGBA). Après avoir critiqué, en avril 2006, "les restrictions sur les paris sportifs" dans 7 Etats membres (Danemark, Finlande, Allemagne, Hongrie, Italie, Pays-Bas et Suède), le commissaire irlandais avait complété son tableau de chasse en octobre, en ouvrant des procédures d'infraction visant la France, l'Autriche et une nouvelle fois l'Italie.
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