© DRLe chiffre confirme leur succès grandissant. Le développement des médicaments génériques a permis de réduire globalement les dépenses de santé de la Sécurité sociale, des mutuelles et des ménages de 912 millions d'euros en 2006, après une économie de 873 millions en 2005, a indiqué mardi la Mutualité française. Cela représente "une progression des économies de 4,5% entre 2005 et 2006", indique la Mutualité, à l'occasion de la publication de l'édition 2007 de son "Mémento médicament".
Les dépenses de médicaments sont financées à hauteur de 67% par la Sécurité sociale, 19% par les complémentaires, 13% par les ménages et 1% par l'Etat. Les médicaments génériques sont des copies de produits de marque dont le brevet est tombé dans le domaine public, et sont vendus à des prix environ 30% moins chers. Pour autant, "les économies potentielles restent importantes", souligne la Mutualité, qui les a chiffrées, pour 2006, "à 603 millions d'euros".
Encore des efforts à faire
Pour atteindre cet objectif, la Mutualité, qui regroupe 98% des mutuelles, préconise "la hausse des prescriptions des médicaments en Dénomination commune internationale (DCI)", c'est-à-dire une prescription avec le nom de la molécule et non celui de la marque commerciale. A titre d'exemple, cela signifie prescrire du paracétamol, au lieu des noms de marque Doliprane, Efferalgan ou Dafalgan.
Selon une étude réalisée par la Mutualité dans cinq pays de l'Union européenne (France, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni et Italie), la France était en avant-dernière position en matière de prescription en DCI en 2006, avec seulement 12% des médicaments prescrits de cette manière, loin derrière le Royaume-Uni (80%) et l'Allemagne (35%).
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