Un parachute, oui, mais s'il est mérité

le 07 juin 2007 à 17h11 , mis à jour le 07 juin 2007 à 17h22

Le projet de loi sur les mesures fiscales et sociales du gouvernement entend lier le montant des parachutes dorés aux performances des dirigeants.

Noël Forgeard, ancien vice-président d'EADSNoël Forgeard, ancien vice-président d'EADS

Nicolas Sarkozy voulait rendre les primes de départ versées aux dirigeants des grandes entreprises "illégales". Face au scandale suscité par les 8,2 millions d'euros versées à Noël Forgeard lors de son départ d'EADS l'année dernière, le président de la République, alors candidat, avait fait des parachutes dorés une bataille prioritaire. Aujourd'hui, à défaut de pouvoir les interdire, il a décidé de les encadrer plus strictement.

Le projet de loi sur les mesures fiscales et sociales déposé mardi soir au conseil d'Etat prévoit ainsi de subordonner l'attribution de telles primes aux performances du dirigeant et ce, selon des règles que le conseil d'administration aura fixées au préalable. Finie l'automaticité des parachutes dorés. Selon les Echos, les entreprises seront obligées d'établir dans le contrat de travail du dirigeant une relation entre la performance réalisée et la somme versée lors de son départ.

Autre cheval de bataille du projet, les stock-options, ces actions que peuvent acheter les dirigeants et certains collaborateurs d'une entreprise à un prix fixé d'avance. Le texte interdira désormais aux entreprises de restreindre ces plans d'option sur actions à certaines catégories de personnel si le comité d'entreprise n'est pas consulté au préalable et si des mesures ne sont pas simultanément proposées aux autres salariés. Ainsi, les stock-options ne devraient plus rester réservées de fait aux seuls dirigeants.

(D'après agence)

le 07 juin 2007 à 17:11
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10 Commentaires

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  • Liz, le 07/06/2007 à 18h38

    Le parachute doré de N. Forgeard est parfaitement indécent .. 8.2 millions d'euros pour même pas 1 an de présence à EADS c'est vraiment grave par rapport à ce que vont toucher les gens qui seront licenciés d'EADS avec des primes de départ de misère. Forgeard doit rendre absolument cet argent, qu'a t'il donc fait de si spécial à EADS pour mériter ces 8.2 Millions ? à ce niveau c'est carrèment du vol, de l'abus de bien social et un pillage des caisses d'EADS. Sans compter le beurre qu'il s'est fait avec ses stocks options revendus avant les annonces concernant les retards d'Airbus !! ce type n'a vraiment aucun respect des gens qui travaillent toute leur vie pour gagner trois fois rien !!

  • Bidou, le 07/06/2007 à 18h35

    Stop ! On a dit trop de bêtises sur ce sujet. Il faut appliquer les règles existantes et, si elles ne conviennent pas, les changer. Ce qui a été convenu et signé doit être exécuté.

  • Melinda, le 07/06/2007 à 18h20

    Meme expliqué comme ça, je comprends pas! Un type meme s'il est performant, n'a pas à partir avec de telles sommes. Ils sont quand meme suffisamment payé pour faire ce boulot, il faudrait encore leur donner des millions quand ils partent?!!!

  • Pierre, le 07/06/2007 à 18h07

    Difficile, effectivement, de légiferer sur un sujet qui, qu'on le veuille ou non, relève de la décision des instances de direction de l'entreprise. Mais lier légalement la prime aux performances, comme dans tout contrat normalement rédigé, parait être le bon sens même.

  • Marc, le 07/06/2007 à 18h06

    Des promesses, toujours des promesses et rien dans les actes. Que l'on fasse du bon travail ou non c'est la somme qui est choquante. Mais bon Sarkozy trouve qu'avec 3.5 millions net par an jonnhy est spolié donc c'est sans surprise.

  • Jim, le 07/06/2007 à 18h04

    C'est une excellente mesure, mais je crains que les effets pervers interviennent très vite, à savoir que les sièges des entreprises iront s'installer hors de France où la loi est plus permissive. Alors que de simple notion d'honneteté intellectuelle suffirait. Mais il semble que ce ne soit pas l'apanage de tous les dirigeants.

  • Supermotard1, le 07/06/2007 à 18h03

    C'est sûr, avec de telles mesures, le partage sera équitable : le dirigeant pourra obtenir des stocks options pour un montant de x millions d'euros tandis que le simple salarié pourra investir en rapport avec son modeste salaire et fera lui aussi d'énormes plus-values en cas de revente...De plus on lui mettra peut-être un délit d'initié sur le dos.

  • Amiral, le 07/06/2007 à 17h56

    En quoi peut-on justifier de telles sommes en guise de parachute !??? Dans le monde sans pitié où nous vivons tous les travailleurs et en particulier les commerciaux qui se donnent bien souvent corps et âme à leur entreprise ne touchent rien en cas de liceciement en cas d'échec, pourquoi donne-t-on cette somme à ce type qui n'a rien fait de bien ??

  • Patrick, le 07/06/2007 à 17h50

    Bravo Mr Sarkozy, c'est déjà un pas dans le bon sens mais il n'en reste pas moins que succès ou pas une somme de 8 millions d'euro représente 40 années de travail au SMIC pour 150 personnes !! ça donne quand même à réfléchir !! C'est un peu "indécent", non ?

  • Jean-Luc, le 07/06/2007 à 17h34

    C'est toute la crédibilité de l'économie libérale qui est en jeu. Il FAUT obtenir cette restriction au niveau européen.

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