Christine Lagarde © TF1/LCI"En ce moment, je ne peux pas aller dans les magasins car je suis toujours en train de travailler". Christine Lagarde a du mal à faire ses courses. Mais ce n'est pas par convenance personnelle qu'elle envisage de "faciliter" l'ouverture des magasins le dimanche. Le Président de la République l'a en effet chargé de travailler sur "l'autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires", dans une lettre de mission rendue publique le 20 juillet.
La ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi a déclaré vendredi sur RMC qu'elle "serait très étonnée qu'on arrive à un travail tous les dimanches". En revanche, sans vouloir préjuger des consultations avec les différentes parties prenantes, Christine Lagarde envisage "un système de facilités" dans le commerce à raison notamment d'un dimanche ouvert sur deux, ou un dimanche par mois, etc, selon les endroits. "Il y a la nécessité de préserver un équilibre dans le commerce car on ne peut pas privilégier les grandes surfaces de périphérie sur les petits commerces", a-t-elle dit.
"Il n'y a rien d'impossible, des solutions sont possibles à condition de bien comprendre les intérêts de chacun", a-t-elle ajouté, en évoquant notamment l'intérêt des salariés en matière de temps de travail et l'intérêt des centres ville qui doivent pouvoir "continuer à vivre". Selon elle, en allongeant la période pendant laquelle les gens consomment, cela augmente la consommation. Ainsi, Concernant la rémunération du travail dominical, "si le salarié travaille plus que le travail légal", cela devrait entrer selon elle dans le champ de la législation sur les heures supplémentaires tout juste votée au Parlement. Pour les salariés, "le texte devra préciser que c'est seulement sur la base du volontariat", car, "à son avis, le dimanche n'est pas un jour comme les autres" et le salarié doit pouvoir dire non à son employeur.
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