Les pêcheurs de La Turballe ont bloqué le port de plaisance © TF1/LCILe bras de fer continue entre la Commission européenne et les pêcheurs de La Turballe. Ces derniers ont bloqué dimanche après-midi et lundi le port de plaisance pour protester contre la menace de reconduction de l'interdiction de la pêche à l'anchois. Ils entendent bloquer dès mardi tous les ports de plaisance de La Rochelle à Piriac-sur-mer, selon le comité des pêches de La Turballe.
A l'origine de la mobilisation, une recommandation des experts de la Commission européenne qui souhaitent la fermeture totale de la pêche à l'anchois dans le Golfe de Gascogne, "au moins jusqu'en juillet 2008" au vu du mauvais état des ressources. "Malgré des indices clairs démontrant que la situation du stock s'est améliorée par rapport à 2005, la biomasse du stock reproducteur (la quantité de poissons adultes) reste très basse", explique le comité scientifique, technique et économique de la pêche de la Commission. "La biomasse actuelle du stock reproducteur a été estimée à 30.000 tonnes", soit plus que les "18.640 tonnes estimées au printemps 2006, mais toujours bien en dessous des niveaux sûrs". En conséquence, "la pêche devrait rester fermée au moins jusqu'en juillet 2008, jusqu'à ce que des estimations fiables de la biomasse soient disponibles", juge le Comité.
L'appel à Michel Barnier
Les pêcheurs, eux, continuent le combat. "Nous resterons mobilisés tant que nous n'aurons pas de réponse de notre ministre", Michel Barnier, a indiqué la présidente du comité des pêches de La Turballe. Samedi, les pêcheurs de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée avaient également bloqué le port de plaisance. La criée de La Turballe, qui dépend à 42% de l'anchois, et celle de Saint-Gilles-Croix-de-Vie à 34%, représente la moitié de la flottille française pour la pêche à l'anchois.
| Marseille: manifestation des pêcheurs de thon |
Une soixantaine de pêcheurs de thon étaient rassemblés lundi matin sur le quai du Vieux Port, face à la mairie de Marseille, pour protester contre la décision de l'Union européenne d'augmenter la taille minimale des prises. "L'Europe tue la pêche artisanale", "Sauvons la pêche en méditerranée française", "Sauvons la thonaille", proclamaient des banderoles, tendues sur les bateaux de pêche amarrés au quai. Les pêcheurs français reprochent à l'UE d'avoir accordé une dérogation aux Basques espagnols pour pêcher des thons de 6,4 kilos, aux Croates de 8 kilos tandis que les Français sont astreints à pêcher des thons de 30 kilos minimum. |
Avec Agences
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