logo edf © LCIAu total, l'impact sur la facture de la nouvelle hausse des tarifs de l'électricité ne devrait pas dépasser un euro. C'est ce qu'ont promis Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde qui ont annoncé lundi une hausse de 1,1% des tarifs de l'électricité pour les particuliers et de 1,5% pour les clients professionnels à compter du 16 août. "Le gouvernement souhaite que ce réajustement (...) soit pour les clients particuliers en deçà de l'inflation prévue cette année. La revalorisation pour les particuliers ne dépassera pas 0,1 centime d'euros par kilowattheure."
La hausse, la première depuis un an, va permettre le financement d'une grande campagne d'investissement d'EDF. "Depuis les années 1990, nous n'avons plus investi massivement car nous étions en surcapacité. Aujourd'hui, c'est le contraire", a indiqué lundi un porte-parole d'EDF. "Pour faire face à cette sous-capacité, nous allons dépenser 20 milliards d'euros dans la production et la distribution de l'électricité en France. Trois milliards d'euros seront consacrés au développement des énergies renouvelables, dans la construction d'éolienne en grande partie", a-t-il ajouté à LCI.fr.
L'an dernier, les tarifs avaient augmenté de 1,7% le 15 août, à la demande d'EDF, malgré de vives critiques dans les rangs de l'opposition et des associations de consommateurs. Les tarifs avaient déjà augmenté de 3% en janvier 2003 avant de baisser de 1,6% en janvier 2004.
La décision du gouvernement intervient alors que depuis le 1er juillet, date d'entrée en vigueur de l'ouverture totale des marchés de l'énergie à la concurrence dans l'UE, les Français peuvent opter pour des offres d'énergie à prix réglementés, fixés par l'Etat, ou des offres à prix libres, mais leur choix est irréversible.
Avec Agence
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