© LCIC'est un rapport de 300 pages qui risque de faire beaucoup de bruit : s'il faut en croire Le Figaro, les plus grands fabricants de jouets et leurs distributeurs sont soupçonnés par le Conseil de la concurrence de s'être entendus sur les prix au détriment des consommateurs. Distributeurs et fabricants sont soupçonnés d'avoir conclu dans le cadre de la loi Galland des contrats de coopération commerciale prévoyant de faire payer aux industriels certains services (actions promotionnelles, mise en valeur sur les rayons...) qui se sont avérés fictifs ou surfacturés, précise le journal.
Une information que confirme le Conseil de la concurrence dans un communiqué, assurant qu'"une affaire [est] en cours d'instruction concernant le secteur des jouets", mais sans préciser les entreprises visées. Le Conseil "devrait statuer" sur l'affaire "à la fin de cette année", a-t-il ajouté.
La méthode Lego
Selon le quotidien, qui évoque le terme "d'entente verticale", la plupart des grandes enseignes de distribution spécialisée ou généraliste (Carrefour, Intermarché, Casino, Auchan, Joué Clubs ou Toys "R" US) et les principaux fabricants du secteur (Mattel, Hasbro, Smoby, Playmobil, Ravensburger ou Tomy) sont visés par le Conseil de la Concurrence qui leur a fait parvenir son rapport.
Fabricants et distributeurs doivent s'expliquer sur ces pratiques auprès du Conseil avant une audience contradictoire prévue mi-décembre, poursuit le Figaro. Particulièrement mise à l'index, la marque Lego aurait mis en place une politique de prix "conseillés" assortie d'une surveillance du marché pour vérifier que les distributeurs suivaient bien ses recommandations, affirme le journal.
En décembre 2005, le Conseil de la concurrence avait déjà sanctionné Carrefour, Casino, la société Buena Vista Home Entertainment et le grossiste SDO pour s'être entendus sur les prix des cassettes vidéo Disney pour enfants.
D'après agence
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