Les taxis au pilori

le 07 septembre 2007 à 10h49 , mis à jour le 07 septembre 2007 à 12h03

La répression des fraudes pointe du doigt les mauvaises pratiques de certains taxis. Tarif de nuit appliqué le jour, manque d'information sur les tarifs, fraudes auprès de la Sécu...

TF1-LCI © TF1-LCI

Après les agences immobilières (lire l'article), les taxis. Dans sa lettre trimestrielle publiée vendredi, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes épingle le secteur des  taxis. Elle relève "de nombreux manquements dans l'application de la réglementation", notamment les prix, dans ses derniers contrôles effectués fin 2006.

La DGCCRF juge qu'une "fraction significative" des professionnels du secteur "applique imparfaitement la réglementation". Elle a procédé au quatrième trimestre 2006 à des contrôles dans 43 départements auprès de 988 chauffeurs de taxi. "Des infractions graves ont été relevées comme la pratique de prix illicites", indique-t-elle, en mentionnant "l'application du tarif de nuit en plein jour" ou "l'absence de mise en marche du taximètre pendant la course". La DGCCRF précise que ce dernier manquement est constaté "notamment lors du transport de malades assis, dans le cadre d'une convention de tiers payant avec des caisses d'assurance maladie".

Demandez la note

Elle souligne que ce type de transport constitue "une part non négligeable du chiffre d'affaires" des chauffeurs de taxi et "une dépense significative" pour l'assurance maladie. La direction de la répression des fraudes relève encore que la remise obligatoire d'une note au client pour les courses dont le montant dépasse 15,24 euros n'est "pas souvent respectée". Dans la plupart des cas, a constaté la DGCCRF, la note n'est pas remise ou pas suffisamment détaillée, en ne précisant pas par exemple les heures et lieux de départ et d'arrivée.

D'autre part, les infractions à l'affichage des tarifs sont "récurrents", avec des tarifs "pas affichés" ou "pas visibles". Ces manquements aux règlements se sont traduits par "78 procès-verbaux, 200 rappels de réglementation et 138 notifications d'information réglementaire", précise la revue de la DGCCRF. 34 manquements à la réglementation, comme l'absence d'affichage, le défaut de validité de la carte profesionnelle, l'absence de contrôle technique du véhicule ou de visite périodique du compteur, ont été signalés à l'autorité préfectorale.

le 07 septembre 2007 à 10:49
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4 Commentaires

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  • Maxime, le 08/09/2007 à 10h31

    Malpolis, chers, les taxi parisiens devraient revoir leur politique! A l'heure ou il y a le GPS on aura de moins en moins besoin d'eux pour se diriger dans une ville inconnue!

  • Jouen, le 08/09/2007 à 09h48

    L'absence de mise en marche du taximètre pendant la course est constaté "notamment lors du transport de malades assis, dans le cadre d'une convention de tiers payant avec des caisses d'assurance maladie": Le remboursement par la sécurité sociale des courses Taxis se fait sur la base d'un prix forfaitaire pour les courses intra-muros et d'un forfait kilometrique pour les autres courses (prix inferieur au prix du taximetre).Si le Taxi oublie de mettre en route le taximètre cela n'a donc aucune incidence sur le prix facturé à l'assurance maladie.

  • 1taxiteur, le 07/09/2007 à 20h09

    Peut être les pouvoirs publics devraient ils se poser la question : pourquoi la profession est dans cet état de fraude permanente ? La réponse : chaque année un nombre inimaginable de licence de taxis sont « donnés » par des maires peu regardants du besoin réel de ses concitoyens et surtout passant outre la commission préfectorale. (Qui décide selon le nombre d?habitant des licences à attribuer). Il en résulte une concurrence ou tout est permis et celui qui fait le prix le plus bas est celui qui travaille. En retour des qu?il peut se « rattraper » il escroque les plus faibles, fait des économies sur les démarches obligatoires (contrôle technique, visite médicale, mise à jour du compteur,?). Un peu moins de liberté pour l?attribution de licence inutile permettrait de tirer la profession vers le haut contrairement à ce qui se fait aujourd?hui. Un taxiteur honnête (cela existe encore).

  • Bidou, le 07/09/2007 à 16h59

    Nous avons tous besoin d'un taxi à l'heure où il n'y en a pas. Dans ces conditions, le taxi miraculeusement disponible peut faire fortune ! Les chauffeurs de taxi savent se faire désirer et vendre leurs services au prix fort. La DGGCCRF n'a rien découvert de plus que la réalité que les usagers financent quotidiennement. De nos jours, mieux vaut être chauffeur de taxi qu'ingénieur ou professeur de fac.

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