Enquête sur une entente des banques sur les chèques

le 01 octobre 2007 à 11h52 , mis à jour le 01 octobre 2007 à 12h03

Le conseil de la concurrence mène une enquête sur une éventuelle entente entre les banques françaises sur les tarifs de traitement des chèques.

chèque

"Je confirme l'existence d'une affaire en cours d'instruction concernant les banques et plus particulièrement le traitement des chèques mais je n'ai aucun commentaire à faire sur le fond de l'affaire", a déclaré le président de la Conseil de la concurrence, Bruno Lasserre. Une fuite avait permis de savoir vendredi que les banques françaises faisaient l'objet d'une enquête du Conseil de la concurrence au sujet d'une possible entente sur la tarification du traitement des chèques.  

Le Conseil de la concurrence aurait été alerté par des entreprises qui avaient découvert que toutes les banques françaises facturaient à leurs clients le même barème de 4 centimes par chèque traité. Richard Cordero, délégué général de l'Association française des trésoriers d'entreprise (AFTE), mentionnée par Le Figaro qui révélait l'affaire vendredi, a indiqué que l'association avait été auditionnée par le Conseil de la concurrence dans le cadre de cette enquête, "fin 2002 ou début 2003". L'introduction de commissions facturées aux clients et liées au traitement des chèques remonte à l'informatisation de ce traitement en 2002, alors qu'il était jusque-là manuel.

Amendes sévères

"A l'AFTE, on s'est élevé dès le début contre cette commission, qui ne nous paraît pas refléter le coût de traitement des banques. C'est aussi une commission uniforme, qui ne fait pas place à la concurrence", a expliqué M. Cordero.

La procédure du Conseil de la concurrence peut éventuellement mener à une amende, dont le montant s'est considérablement alourdi depuis la nouvelle loi de régulation économique (NRE) de 2001. Cette dernière permet au Conseil de la concurrence d'infliger à une entreprise fautive une amende allant jusqu'à 10% de son chiffre d'affaires mondial, contre 5% de son chiffre d'affaires national auparavant. Une amende record de 534 millions d'euros a ainsi été prononcée fin 2005 à l'encontre des trois opérateurs mobiles (Orange, SFR et Bouygues Télécom) pour entente illicite.

le 01 octobre 2007 à 11:52
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4 Commentaires

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  • M.T., le 02/10/2007 à 03h27

    C'est bien gentil tout ça, mais il ne s'agit pas de trois opérateurs mobiles, mais de dizaines (ou centaines) de banques. De plus, comme d'habitude, si amendes il y a, elle tomberont (encore faut-il qu'elles soient payées) dans l'escarcelle du Trésor Public, et non pour dédommager les centaines de milliers d'entreprises victimes. Vivement les class-actions (dont nos politiques ont si peur, au point qu'ils ont reporté une proposition de loi, hyper-timorée, et édulcorée), aussi bien pour les entreprises, que pour les particuliers lésés, et abusés.

  • Francis, le 01/10/2007 à 18h49

    PAS ETONNES DU TOUT ,CAR ILS SONT CAPABLE DE TOUT ET SURTOUT DE NOUS ESCROQUER CE QUI EST LEUR PREMIERE VOCATION

  • Dom, le 01/10/2007 à 14h16

    C'est ce genre de magouilles qui résultent de la soi-disant tarification libre des services... Les entreprises finissent toujours par s'entendre entre elles (souvenez vous des opérateurs de téléphonie, de la FNAC/Darty et consorts, etc). Que pensez vous qu'il adviendra des tarifs d'électricité lorsque l'Etat ne mettra plus le Holà???

  • Bidou, le 01/10/2007 à 13h51

    Cette information n'est-elle pas de l'intox ? Je n'ai jamais payé le moindre kopek sur les chèques émis ou encaissés nationalement. Un entente des banques sur la gratuité des chèques ne me semble pas être de nature à léser les clients ! POur les opérations à l'étranger, il est de bonne gestion d'utiliser sa carte bancaire et de rester à l'écart du chèque. Qui l'ignore encore ?

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