© TF1-LCIVingt ans jour pour jour après le "lundi noir" d'octobre 1987 et le krach boursier, la Bourse de New York a terminé vendredi en forte baisse : le Dow Jones a perdu 2,64% et le Nasdaq 2,65%. L'indice vedette de Wall Street a ainsi enregistré sa troisième plus forte baisse quotidienne de l'année, après celles du 27 février et du 9 août, en pleine crise du marché hypothécaire.
Cette crise fait encore ressentir ses remous, mais ils se sont combinés vendredi avec des résultats d'entreprises publiés jugés décevants par les investisseurs. Plusieurs groupes du secteur industriel ont publié des prévisions peu glorieuses pour 2008, activant les craintes du marché de possibles nouvelles contre-performances d'autres groupes ce trimestre.
Le poids de l'anniversaire du krach de 1987
Par ailleurs, le prix du baril de pétrole est monté pour la première fois au-delà de 90 dollars, ce qui fait craindre un impact sur la consommation, un des moteurs de la croissance économique des Etats-Unis. L'euro a encore amélioré son record historique face au billet vert, à 1,4319 dollar pour un euro.
Elément moins palpable et plus irrationnel, l'anniversaire du krach de 1987 a contribué à augmenter la nervosité des investisseurs : le 19 octobre 1987, le Dow Jones s'était effondré de 22,61%, enregistrant la deuxième plus forte baisse de son histoire... Enfin, "le président de la Réserve fédérale n'a pas aidé le marché boursier" en affirmant que la banque centrale américaine devait "éviter de réagir avec excès aux informations économiques du moment", estime Al Goldman, analyste d'AG Edwards. Un commentaire de portée générale mais que le marché a interprété comme pouvant fermer la porte à une nouvelle baisse des taux d'intérêt.
Face à cette nervosité des marchés, les grands argentiers du G7 ont tenu vendredi à rassurer, affirmant que la situation s'améliorait après la crise de l'été. Le G7 a ainsi affirmé que "de solides fondamentaux mondiaux et des institutions financières fortement capitalisées fournissent une base solide et résistante". Mais "un environnement instable risque de perdurer pour un certain temps et demandera une surveillance étroite", ont-ils souligné. Au final, la "croissance mondiale reste forte" mais "les turbulences sur les marchés financiers, les prix élevés du pétrole et la faiblesse du marché immobilier américain" vont probablement peser sur elle, ont indiqué les ministres des Finances et les gouverneurs des Banques centrales.
D'après agence
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