© TF1Après les pêcheurs et les agriculteurs, et malgré les mises en garde de Bruxelles, les routiers ont obtenu gain de cause vendredi. "Le dispositif de remboursement partiel de TIPP à hauteur de 2,5 centimes par litre va être reconduit" a déclaré Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports. Les professionnels, dont certains redoutaient l'interruption du système, obtiennent ces remboursements depuis plusieurs années, sur demande envoyée aux douanes tous les six mois, précise le cabinet du ministre.
Le ministère de l'Agriculture avait annoncé jeudi la reconduction de mesures similaires pour les agriculteurs à hauteur de 5 centimes de remboursement de TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers) par litre de gazole. Le gouvernement est "très attentif au transport routier qui a besoin de carburant pour vivre, comme les pêcheurs, les agriculteurs", a commenté Dominique.
Fillon rassure les pêcheurs
Par ailleurs, le ministre a annoncé qu'il rencontrerait le 15 novembre les sociétés d'autoroutes avec lesquelles il espère "trouver une solution d'allègement des péages acceptable par la Commission européenne". L'interdiction par la Commission européenne d'un précédent allègement, combinée aux augmentations pratiquées par les sociétés d'autoroute ont renchéri le coût des péages pour les poids lourds de 15 à 25% depuis deux ans, selon l'entourage de M. Bussereau. Le secrétaire d'Etat a en outre demandé à ses services "d'étudier en accéléré les modalités" d'une modulation des péages en faveur des poids lourds les plus respectueux de l'environnement, envisagée dans un rapport de l'ancien pilote Jean-Pierre Beltoise.
Quant aux pêcheurs, inquiets suite aux propos de la Commission européenne vendredi matin (lire l'article), le Premier ministre a affirmé à la mi-journée que les "engagements" seront tenus. "Les pêcheurs ont besoin d'aide", a déclaré le Premier mnistre. "C'est pour cela" que le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier et le commissaire européen à la Pêche et aux Affaires maritimes, Joe Borne, "travaillent la main dans la main, dans un délai que le président de la République souhaite le plus réduit possible", a ajouté David Martinon, porte-parole de l'Elysée.
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