© LCIEn cinq ans, le hard discount a gagné le cœur des Français et surtout des plus démunis. La part des ménages à effectuer leurs courses alimentaires dans ces magasins à bas prix à presque doublée. Elle est passée de 7% en 2001 à 13% en 2006, selon l'Insee qui publie une étude mardi.
Les plus fidèles aux "hard discounters" sont les ménages les plus démunis. Les plus aisés, eux, ont l'habitude de s'approvisionner dans les marchés et chez les producteurs. "Les 20% de ménages ayant le niveau de vie le plus faible y réalisent près de 20% de leurs dépenses d'alimentation. Cette part tombe à 5% pour les 10% les plus aisés", indique l'Insee. A l'inverse, les ménages les plus aisés ont tendance à s'approvisionner dans les commerces de proximité (18%) et les marchés (9%), voire directement auprès des producteurs.
Paris à part
Les Parisiens ont une structure de dépenses plus "particulière" en raison tant de la nature du tissu commercial de Paris (absence d'hypermarchés mais nombreux cavistes, boucheries, épiceries spécialisées...) et d'un niveau de vie sensiblement plus élevé qu'ailleurs.
Ainsi, la part de dépenses dans les magasins de proximité s'effrite partout en France, sauf à Paris où elle augmente légèrement. Dans les grandes communes, mieux approvisionnées en hypermarchés, les ménages dépensent davantage dans les grandes surfaces, qui représentent jusqu'à 36% du budget alimentaire.
(D'après agence)
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