© www.sxc.huLes tarifs de Gaz de France vont augmenter au 1er janvier prochain... mais de combien exactement ? Depuis quelques semaines, les rumeurs vont bon train. Sera-ce 6% comme demandé par GDF ? Sera-ce moins, comme l'avait laissé entendre la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, le 18 décembre dernier ? Et si oui, quelle sera la fourchette de cette hausse ?
TF1 évoquait mercredi soir, dans le journal télévisé de 20 heures, une hausse de 4%. Le Parisien croyait pour sa part déjà avoir des pistes ce mois-ci en annonçant une hausse plafonnée à 3,5%, soit nettement moins que la hausse demandée par l'opérateur gazier français. Ce mercredi, le quotidien a récidivé : il maintient sa fourchette dans un article publié sur son site internet et affirme : "Saisi par l'entreprise d'une demande d'augmentation de l'ordre de 6% de ses tarifs au 1er janvier, le ministère de l'Economie et des finances va, selon nos informations, lui accorder une hausse moyenne de 3,5%, soit 0,173 centime d'eurode plus par kW/h".
Quid des entreprises ?
"A compter du 1er janvier, un ménage équipé de plaques de cuisson et d'un ballon d'eau chaude chauffés au gaz verra sa facture globale (abonnement et TVA compris) augmenter de 2,78%", écrit Le Parisien. "La note sera un peu plus salée pour les quelque sept millions de foyers se chauffant au gaz", qui "devront encaisser une hausse de 4,20%", ajoute le journal. Le tarif correspondant au chauffage est la référence habituelle lors des hausses des prix du gaz. Le Parisien ne précise pas la hausse pour les entreprises, pour lesquelles GDF avait demandé 10%.
Cette hausse, la première depuis dix-huit mois, devrait être rendue publique à la fin de la semaine, le temps pour la Commission de régulation de l'énergie (CRE), consultée lundi par Bercy, de donner son avis, ajoute Le Parisien. Pour tout commentaire, une porte-parole du ministère de l'Econonomie a déclaré que la décision devrait être annoncée jeudi, refusant toutefois de confirmer la hausse tarifaire avancée par Le Parisien.
A quelques mois des municipales, le gouvernement est pris entre les préoccupations des Français pour leur pouvoir d'achat et les "intérêts économiques de Gaz de France", dont les coûts ont flambé avec l'envolée des cours du pétrole, souligne Le Parisien. Le groupe public, qui s'apprête à se marier avec le groupe privé Suez, a chiffré à quelque 950 millions d'euros le manque à gagner dû au gel des tarifs depuis un an et demi.
D'après agence
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