© LCIChristine Lagarde doit présenter ce mercredi matin avec ses collègues au Logement Christine Boutin et au Travail Xavier Bertrand un projet de loi sur le pouvoir d'achat. Au menu, une indexation plus favorable des loyers, le rachat des jours de RTT, bénéficiant prioritairement aux cadres, et l'octroi dans certaines PME d'une prime exonérée de cotisations patronales. Le texte sera présenté à l'Assemblée à partir du 18 décembre.
Interrogée sur la montée du sous-emploi, Christine Lagarde a promis d'y travailler l'an prochain. "Il y a du temps partiel subi, et c'est un sujet sur lequel nous allons beaucoup travailler en 2008, de même que l'emploi des seniors et l'emploi des jeunes", a-t-elle dit mercredi sur RTL. L'Insee a révélé mardi que 1,4 million de personnes au troisième trimestre 2007 étaient en situation de sous-emploi, c'est-à-dire travaillaient en temps partiel subi ou en situation de chômage technique. Cela représentait 5,6% des personnes ayant un emploi, une proportion en hausse depuis début 2006, moment où le chômage a commencé à baisser.
Pas de coup de pouce pour les retraités
"En ce qui concerne les chômeurs, la meilleure façon de lutter contre le chômage, c'est d'inciter ceux qui cherchent du travail à avoir une démarche proactive", a ajouté la ministre. "Il y a plus de 500.000 postes qui ne trouvent pas de salariés. Tout l'objet de notre démarche est de faire que ces 500.000 postes trouvent quelqu'un et réciproquement", et que "les demandeurs d'emploi trouvent un accueil personnalisé et des propositions de formations afin de s'adapter aux emplois demandés", a-t-elle dit.
A propos des retraites, et notamment de la revalorisation des petites pensions, une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, la ministre de l'Economie et de l'Emploi a indiqué que les retraités toucheraient "une augmentation" au 1er janvier "qui est habituelle".
Croissance : Lagarde persiste et signe |
La ministre de l'Economie a confirmé mercredi la prévision de croissance du gouvernement pour 2008 comprise dans une fourchette de 2% à 2,5%, estimant qu'il n'y avait "pas de raisons" de la modifier. Le premier ministre François Fillon avait pour la première fois reconnu lundi que la croissance française n'atteindrait pas les 2% prévus par le gouvernement en 2007, mais plutôt 1,9%, et avait indiqué que les "incertitudes" (prix du pétrole, niveau de l'euro...) lui semblaient "plus fortes" pour 2008. "Le premier ministre a raison d'évoquer un certain nombre de points qui, sur le plan international en particulier constituent des menaces, mais contre lesquelles nous avons pris les mesures internes pour doper la croissance", a estimé Mme Lagarde. |
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