Baril à 100 dollars : l'essence pas seule à augmenter

Par , le 03 janvier 2008 à 12h36 , mis à jour le 25 avril 2008 à 10h56

Au delà du carburant et du fuel domestique, la hausse du prix du pétrole se répercute sur de nombreux produits de grande consommation.

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Une hausse du prix du pétrole, c'est d'abord un impact direct sur les prix à la pompe et des automobilistes qui voient leur plein d'essence peser de plus en plus lourd dans leur budget. Le prix du litre d'essence ou de gazole pourrait ainsi augmenter de plusieurs centimes à la mi-janvier si le prix du baril de pétrole se maintenait à environ 100 dollars, vient d'avertir l'Union française des industries pétrolières (Ufip).
 
"Si on se maintient à 98, 100 dollars le baril de brut, il y aura un impact à la mi-janvier. Ca correspondrait à 3 à 4 centimes de plus pour chaque litre de carburant", que ce soit le gazole, l'essence ou le fioul domestique, par rapport à la moyenne de décembre, a indiqué Jean-Louis Schilansky, délégué général de l'Ufip.
 
Lagarde : il faut "s'habituer"
 
La ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde a estimé que le monde allait "devoir s'habituer" à vivre avec un pétrole cher jugeant que le niveau élevé des prix de l'or noir serait "durable" (Retrouvez ici notre infographie sur l'évolution du prix du baril). Interrogée sur d'éventuelles mesures fiscales, elle  a indiqué qu'elle présenterait dans l'année "une révision des prélèvements obligatoires" qui prendrait en compte "à la fois les taxes sur les produits pétroliers et les taxes ou les incitations sur les nouveaux types d'approvisionnement".
 
Par ailleurs, conformément à ce qu'elle avait annoncé début décembre, elle a rappelé que les ménages modestes qui se chauffaient au fioul pourraient bénéficier d'une "prime exceptionnelle à la cuve" doublée, de 150 euros, et financée par les opérateurs pétroliers.

Hausse excessive?

"Je suis contente qu'on ait négocié avec les producteurs-distributeurs de pétrole au mois de novembre pour obtenir de leur part un engagement de répercuter les baisses immédiatement et de lisser les hausses. C'est ce qu'ils font actuellement", a encore déclaré la ministre de l'Economie. "On va être extrêmement vigilant pour s'assurer que c'est bien le cas",

Pour l'UFC-Que Choisir, au contraire, les distributeurs de carburant n'auraient "pas tenu les engagements" pris en novembre auprès du gouvernement. L'association de consommateurs dénonce une hausse de leur marge de plus de 2 centimes par litre alors les stations services s'étaient engagées à la geler auprès de la ministre de l'Economie. Cette hausse leur aurait déjà rapporté 35 millions d'euros et représenterait une perte annuelle de 400 millions d'euros pour le consommateur français même si elle ne touche pas chacun de la même manière.
 
30% d'augmentation pour le fuel
 
"Il y a une injustice avec la hausse du pétrole", reconnaît François Carlier, le directeur adjoint des études à l'UFC-Que Choisir. "Pour un couple en milieu rural qui a deux voitures et se chauffe au fuel domestique, l'impact est violent alors que pour un jeune actif parisien qui utilise les transports en commun et se chauffe à l'électrique, il est presque indolore". Selon ses calculs, le prix du fuel domestique - moins taxé que l'essence et donc plus sensible à la hausse du baril - a augmenté de plus de 30 % entre l'hiver 2006 et l'hiver 2007.
 
L'impact de cette hausse sur la vie quotidienne n'est plus à prouver mais elle touche aussi les vacances. Les compagnies aériennes qui voient leurs marges s'amenuiser sont contraintes de répercuter la hausse de leur facture de kérosène sur le prix des billets d'avion. Cet été, Air France avait ainsi procédé à plusieurs augmentations en les justifiant par la hausse des cours.
 
Veaux, vaches, poissons
 
D'autres effets sur le pouvoir d'achat sont indirects et donc plus difficiles à mesurer. Tous les autres secteurs gourmands en pétrole et carburant, et dont la facture énergétique s'alourdit, comme l'industrie, la pêche, l'agriculture en général et même le textile justifient parfois les hausses des prix par la hausse incessante du baril.
 
Les marins pêcheurs viennent d'obtenir une taxe de 2%, payée par les distributeurs sur la vente des poissons face à l'augmentation du prix du carburant. "Un mauvais coup pour le pouvoir d'achat des Français", a dénoncé la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) qui n'hésite pas à parler de "quasi-TVA sur les poissons" perçue depuis le 1er janvier.
 
"L'ensemble de ces secteurs nous expliquent qu'ils ne font que répercuter la hausse de leur facture malheureusement aucune étude en France ne permet de mesurer cet impact pour chacun", explique de son côté François Carlier. Les consommateurs n'ont donc d'autre choix pour l'instant que de les croire.

Par Olivier Levard le 03 janvier 2008 à 12:36
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12 Commentaires

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  • Guiffard, le 03/01/2008 à 21h02

    Encore les ouvriers qui servent à enrichir les gros et un gouvernement comme d'habitude sans réaction ça leur profite surement

  • Candide niort, le 03/01/2008 à 20h53

    Depuis 1 siècle on peut rouler sans le brut ,depuis hier et vu à la télé un industriel et ingénieur français a mis au point et proposé aux industriels européens une voiture à AIR COMPRIME !Personne en veut ! Alors devinez :TATA un riche et milliardaire industriel (inde) vient de dire oui et les marchés visés sont l'inde bien naturellement et l'australie !Honte à l'europe honte à nos dirigeants !

  • Margerie, le 03/01/2008 à 20h17

    Pourquoi l'etat ne ferais pas un effort il faut faire attention a force de taxer a mort les petits cela va finir par craquer l'or noir un pretexe il faut repondre par les moyens que nous avont augmenter les produits de base a l'exportation

  • Lolo, le 03/01/2008 à 19h57

    Je suis chevrier et j utiles pas mal de fuel pour lachevrerie et le gas oil pour les voitures je n ai pas de velib ainsi que de transport en commun comment je vais faire dansquelque mois il y a aussi les gens d en bas merci de penser a nous

  • Allain, le 03/01/2008 à 19h43

    Coutinuer a faire confiance à l'économie " TOUT LIBERALE DE SARKO ET SA BANDE DE BOURSICOTEURS "qui fait la loi sur le marché du pétrole et l'ensemble de l'économie mondiale. Nous pouvons faire 50 HEURES Semaine que cela ne changera rien au sort de + de 80 % des Francais si nous ne donnons pas un grand coup de pompe au "CUL" d'un petit 10 % de la population mondiale qui font la pluie et le beau temps sur l'économie mondiale. Et ce n'est pas SARKO qui va le leur donné, car ils sont son assurance tous risque pour son avenir et celui de l'UMP !!!!!!!!

  • TECHER, le 03/01/2008 à 19h34

    Bonjour, Quand comptent ils remplacer ce pétrole? ha ce n'est pas rentable pour le gouvernement donc vous avez compris baisse des impôts signifie agmentation ailleurs c'est simple comme bonjour,fuel,gaz,carburant et ils ont rattrapé 3 fois plus .

  • DUPONT, le 03/01/2008 à 19h10

    Plus de pétrole et surtout plus beaucoup d'idées !!!

  • Fraglerok, le 03/01/2008 à 18h49

    Pour répondre à l'exemple sur le Parisien qui se déplace en transport en commun par rapport à l'automobiliste qui se chauffe au fuel, je suis tout à fait d'accord. Habitant à 70 kms de mon travail, la hausse fait mal au budget et ce n'est aps en travaillant + que je vais gagné +. Ben, non, c'est juste pour payer le gasoil qui monte. Ma proposition est que les barêmes pour les frais réels au niveau des impôts soient revus avec un indexation sur la montée des prix des carburants. Puisque Mr Sarkozy s'attache tant aux barêmes, qu'il commence par examiner celui là....

  • Michel, le 03/01/2008 à 18h44

    Roulez au GPL. C'est moins cher! C'est plus propre que l'essence . Désinformation.

  • Pascal P., le 03/01/2008 à 18h28

    Il va surtour falloir s'habituer à entendre des énormités pendant encore 4 ans et demi !

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