© TF1/LCILes immatriculations de voitures neuves ont progressé de 3,2% en France en 2007 pour atteindre 2.064.633 unités, grâce à un bond de 21,2% sur le seul mois de décembre, a annoncé mercredi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). A nombre de jours ouvrables comparables, la hausse a été de 2,8% sur l'année, celle de décembre restant inchangée à 21,2%.
"Après un premier semestre incertain, la situation s'est inversée en juillet, la progression s'accentuant dans les derniers mois de l'année", ajoute le CCFA en relevant que le marché retrouve pratiquement son niveau de 2005 après un recul en 2006 (-3,3%).
Renault limite les dégâts en fin d'année
Les ventes d'automobiles étrangères ont progressé plus vite que l'ensemble du marché, en hausse de 8,8% à 994.229 immatriculations. Elles représentent désormais 48,2% du marché (45,7% en 2006). En revanche, chez Renault, les ventes ont reculé de 3% en 2007 par rapport à 2006, tandis que celles de PSA Peugeot Citroën ont certes progressé, mais un peu moins vite que la moyenne du marché, de 2%.
Plus en détail, en ce qui concerne les marques françaises, les immatriculations du groupe Renault se sont élevées à 476.171, dont 443.536 pour la marque Renault (-6,1% sur 2006). Son recul a été atténué par une bonne fin d'année (+10,2% en décembre 2007 comparé à décembre 2006). Le groupe occupe désormais 23,1% du marché dont 21,5% pour la marque Renault et 1,6% pour la marque Dacia.
Les immatriculations du groupe PSA Peugeot Citroën se montent à 626.798 en 2007, dont 349.421 pour Peugeot (-2,1%) et 277.377 pour Citroën (+7,5%). Le groupe PSA a également connu un bon mois de décembre (+10,5%). Il occupe 30,4% du marché en 2007, 16,9% pour Peugeot et 13,4% pour Citroën.
L'éco-pastille, une mesure anti-allemande ? |
Les gouvernements français et italiens veulent endommager l'industrie automobile allemande en faisant la promotion au sein de l'UE de réductions d'émissions de CO2 pour les voitures neuves pénalisant les grosses berlines, affirme le patron de BMW motos, dans El Mundo de mercredi. "Ce qui se passe en ce moment dans l'Union européenne n'est pas simplement un problème de CO2, c'est un conflit entre pays fabricants d'automobiles. D'un côté allemands, britanniques et suédois, et de l'autre, français et italiens", estime Hendrik Von Kuenheim, président de BMW motos. "Les gouvernements d'Italie et de France surtout, ont compris qu'avec cela ils pouvaient faire du mal à l'industrie automobile allemande", selon lui. La Commission européenne a proposé en décembre d'infliger des pénalités aux constructeurs automobiles n'atteignant pas leurs objectifs de réduction d'émissions de CO2. |
D'après agence
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