London Stock Exchange © LCILes Bourses asiatiques et européennes ont succombé mercredi aux craintes de récession aux Etats-Unis, au lendemain d'un fort mouvement de baisse et après l'annonce de lourdes pertes dans le secteur bancaire américain. Londres a perdu 1,37%, Francfort 1,25% et Paris 0,48%, poursuivant la descente amorcée la veille et retrouvant au mieux leur niveau d'août dernier, au plus fort des craintes sur la crise des crédits hypothécaires à risque. La morosité a également frappé Bruxelles (-2,54%), Lisbonne (-1,94%), Amsterdam (-1,69%), Madrid (-0,92%), tandis que Prague chutait de 3,09% et que Vienne repassait sous les 4.000 points pour la première fois depuis octobre 2006 (-2,61%).
Auparavant, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo avait terminé sur une très forte chute de 3,35%, au plus bas depuis octobre 2005, tandis que Hong Kong avait dévissé de 5,4% et Shanghai - habituellement plus déconnectée de l'économie américaine - avait cédé près de 3%. Quant à la Bourse de New York, elle restait déprimée mercredi, après des résultats décevants du leader mondial des composants électroniques Intel et une progression plus forte que prévu de l'inflation aux Etats-Unis : le Dow Jones a perdu 0,3% mercredi, tandis que le Nasdaq a cédé 0,95%.
Des réactions de panique
De nombreuses raisons ont poussé les opérateurs à se détourner des actions. "Les raisons, c'est un mélange de chiffres macro-économiques épouvantables, des nouvelles de sociétés très négatives et des retraits brutaux du marchés. Je vois presque des réactions de panique. De toute façon les fondamentaux sont oubliés depuis longtemps", explique un vendeur d'actions parisien.
Parmi les statistiques économiques publiées mardi, les investisseurs se sont inquiétés d'une avancée de 0,4% en novembre des stocks des entreprises aux Etats-Unis par rapport à octobre, et du recul de 0,9% des ventes des chaînes de magasins aux Etats-Unis lors de la semaine du 7 au 12 janvier, ce qui témoigne d'un ralentissement de la demande. La déprime a également été alimentée par un entretien de l'ancien président de la Réserve Fédérale (Fed) Alan Greenspan au Wall Street Journal, affirmant que les Etats-Unis sont déjà entrés en récession. En plus des mauvaises nouvelles "made in USA", le London Stock Exchange a mal réagi à l'annonce d'une inflation britannique à 2,1% sur un an en décembre, soit pour le troisième mois de suite juste au-dessus des 2% tolérés par la Banque d'Angleterre.
D'après agence
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