Montage : rayon de supermarché ; au premier plan, publicité de Leclerc (16 janvier 2008) © www.scx.hu / Centres LeclercLeclerc, leader de la grande distribution en France, est monté d'un cran mercredi dans "sa bataille" contre les hausses des tarifs des industriels, via une campagne publicitaire dans la presse où il menace de "retirer de la vente" "à partir du 1er février" six produits. Il s'agit du fromage La Vache qui rit (Bel), d'un produit d'entretien Ajax (Colgate-Palmolive), de crèmes anti-rides (L'Oréal et Nivea), d'un sirop Pulco (Orangina) et d'un gâteau du fabricant Brossard (Saveurs de France), dont les propositions de hausse de tarif vont de 18,29% à 20,63%, selon Leclerc, entre août 2007 et janvier 2008.
Les menaces de "déréférencement" des produits sont courantes dans le secteur, mais elles interviennent lors de négociations internes, entre distributeurs et industriels. C'est la première fois qu'un distributeur utilise cet argument publiquement, par voie publicitaire, a souligné mercredi le président de l'Institut de liaison et d'études des industries de consommation, Olivier Desforges.
"Une publicité scandaleuse car trompeuse"
"Cette publicité est scandaleuse car trompeuse. Leclerc a pris des exemples caricaturaux. Il induit en erreur le consommateur en donnant l'idée que ce sont les prix qui vont augmenter de 20%", alors qu'il ne s'agit que de propositions de tarifs, a-t-il commenté lors d'une conférence de presse.
Leclerc avait déjà stigmatisé certains grands industriels la semaine dernière dans une autre campagne publicitaire, s'en prenant à plusieurs grandes marques. Il donnait une liste de 17 produits dont les propositions de tarifs ont augmenté de plus de 10% entre septembre 2007 et début 2008. Les hausses demandées de ces produits oscillent entre 10,13% et 27,58%, selon le groupement présidé par Michel-Edouard Leclerc.
Voir notre article sur le pouvoir d'achat comme outil de communication
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