Le chèque-transport : souvent annoncé, déjà enterré

Par DjS (avec agence), le 29 février 2008 à 08h02 , mis à jour le 29 février 2008 à 08h31

Un an après son lancement officiel, ce chèque, destiné à aider les salariés à payer leurs frais de transport, n'a jamais été édité...

TF1 / LCI Une voie de busUne voie de bus © LCI

Face aux hausses à la pompe, le gouvernement Villepin avait dégainé une mesure qui devait soulager les salariés : le chèque-transport. Sur le modèle du chèque restaurant ou vacances,  ce titre de paiement devait inciter les travailleurs à prendre les transports publics, voire dans certains cas, alléger l'ardoise à la pompe. Il devait être proposé par des entreprises volontaires, en contrepartie d'exonérations de charges sociales et  fiscales.

Mais un an après son lancement, le ministre du Travail Xavier Bertrand a bien dû reconnaître hier que le dispositif "ne marchait pas sur le terrain". Un euphémisme : aucun chèque n'a jusqu'alors été émis, affirme l'Agence nationale des services à la personne, chargée d'habiliter les émetteurs.

"Trop compliqué"

Or, selon un des ces émetteurs, plusieurs entreprises ont fait la demande pour recevoir des chèques. Certaines auraient même intégré ce système dans leurs budgets. Des exceptions, semble-t-il. La Confédération générale des  petites et moyennes entreprises (CGPME) estime que  "le chèque transport était trop compliqué, non sécurisé pour les employeurs, et trop restrictif" pour les salariés.

L'Union des transports publics et ferroviaire reconnaît, de son côté, qu'elle n'était pas demandeuse de chèque-papiers, au moment où elle veut réduire les coûts par la dématérialisation et où elle privilégie le remboursement direct sur la feuille de paye du salarié, ce que permet la loi.

Pression syndicale

Mais chez FO, Jean-Claude Mailly juge "inacceptable que le dossier soit enterré", au moment où le pouvoir d'achat préoccupe une majorité de Français. "Si c'est compliqué, (il faut) que le gouvernement révise la procédure, ou qu'il fasse une prime (transport), mais qu'il aille vite".

La Fédération nationale des  associations d'usagers des transports, la Fnaut, propose d'étendre à l'Hexagone le dispositif en vigueur en Ile-de-France depuis 1982, qui obligent les employeurs à prendre en charge 50% des titres d'abonnement-transport. Elle souhaiterait même que soient inclus les cyclistes. L'Union des transports est sur la même longueur d'onde.

Par DjS (avec agence) le 29 février 2008 à 08:02
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