Vin: "le mot France reste une référence"

Par K.P., le 19 février 2008 à 17h22 , mis à jour le 19 février 2008 à 19h43

Interview- On le disait en crise, il va mieux. Le vin français a augmenté ses exportations de 7,7% en 2007. Les professionnels ont le sourire alors que s'est ouverte lundi la huitième édition du salon professionnel Vinisud de Montpellier.

Denis Verdier, président de la Confédération des coopératives vinicoles de FranceDenis Verdier, président de la Confédération des coopératives vinicoles de France © LCI/TF1/DR

Le vin français regagne des parts de marché à l'étranger. Une hausse issue des investissements à l'export et des efforts tarifaires entamés par les professionnels pour rester compétitif après trois années de crise. La Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF) regroupe 830 caves coopératives soit 95 500 vignerons coopérateurs. Denis Verdier, son président, revient sur les raisons de cette embellie.
 
LCI.fr : Une embellie de 7,7% à l'exportation. Le secteur français du vin attendait cette bonne nouvelle. La satisfaction est-elle totale ?

Denis Verdier, président de la Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF) : Nous sommes satisfaits au sens quantitatif. Les volumes vendus sont plus importants. Cependant certains vins comme ceux de Bordeaux en profitent plus que d'autres. Le beaujolais perd 10% par exemple.
 
LCI.fr : Comment expliquez-vous la place de leader du vin français dans les exportations ?

 D.V. : Nous avons constaté une baisse des prix depuis deux ans. Nous avons fourni des efforts sur les prix et sur la présentation de nos vins. Notre compétitivité retrouvée permet aux vignerons de relancer l'exportation.  Nos coopératives ont réglé un problème de positionnement sur les marchés face à la concurrence. L'image du vin français reste très positive. Le mot « France » reste une référence. Nous devons donc investir dans la matière grise, nous avons intérêt à recruter des commerciaux pour pérenniser cette embellie.
 
LCI.fr : La CCVF exporte plus d'un tiers de sa production. Quels pays achètent le vin français?

D.V. : Le gros du business reste l'Europe du Nord.  Nous allons intensifier nos investissements dans les pays émergents comme la Chine mais aussi aux Etats-Unis. Les exportations profitent au haut de gamme mais aussi à la vente de produits de cœur de gamme, AOC et vins de cépage.

LCI.fr: Qui sont les concurrents de la France?

D.V. : Nos concurrents restent des pays européens comme l'Espagne ou l'Italie. Les vins venusde Californie , du Chili ou de l'Afrique du Sud sont aussi nos rivaux sur le marché.


LCI.fr : Quels sont les prochains défis du secteur?

 D.V. : Notre combat est la hausse des cours. Nous attendons des prix meilleurs. Nous sommes aujourd'hui très compétitifs. Mais il faut réussir à faire passer des hausses raisonnées de prix , de l'ordre de 8 à 10% pour pérenniser l'activité.
 
LCI.fr : Les chiffres publiés par les douanes françaises/Ubifrance concernent les exportations. Comment se porte le marché intérieur ?

 D.V. : Les Français préfèrent consommer moins mais mieux. Ils attachent beaucoup d'importance à la qualité de nos produits.  Le pouvoir d'achat préoccupe également nos clients. Nous sommes donc condamnés à exporter, à créer des outils pour favoriser le regroupement des entreprises.  Trop d'entreprises sont en concurrence à l'exportation.

Par K.P. le 19 février 2008 à 17:22
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1 Commentaires

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  • Regis, le 20/02/2008 à 15h22

    Pour moi, aucun vin etranger n'arrive a la cheville d'un grand cru francais, st emilion, cote de bourg, graves, sont autant de nom qui sonnent tendrement a mes oreilles et humectent agréablement mes papilles gustatives et mon palais :-)

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