© TF1-LCIS'il faut en croire Le Figaro, tout remonterait à l'année 2006 : les enquêteurs de la DGCCRF, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, auraient alors détecté des "anomalies" sur les prix dans les rayons boucherie-volaille des grandes surfaces. Le journal évoque notamment "des concordances troublantes" lors des relevés d'étiquettes dans différents magasins. Ainsi que le témoignage, anonyme, d'un grossiste en volaille évoquant "des prix minimum de vente au consommateur" fixés par les abattoirs.
Y a-t-il donc eu entente entre sur les prix grands producteurs ? Une enquête est en cours, affirme Le Figaro. Elle aurait été lancée depuis novembre 2007 et se serait déjà traduite, dès décembre, par "une rafale de perquisitions chez les groupes concernés, leurs organisations professionnelles". Sur l'existence et les éventuels premiers résultats de cette enquête, la DGCCRF reste pour l'heure discrète et n'a souhaité "ni démentir ni confirmer" l'information.
Des grilles de prix minimum conseillés
Parmi les groupes impliqués, le quotidien cite le numéro un du secteur, LDC (Loué, Le Gaulois), ainsi que Doux (Père Dodu) et Gastronome (Les Poulets de Gers), alors que seul Duc échapperait à l'enquête. Autant de noms qui apparaissaient déjà dans le témoignage du fameux grossiste en volaille : ce témoin anonyme aurait notamment fourni aux enquêteurs "des grilles de prix minimum conseillés qui lui avaient été envoyés directement par les entreprises Ronsard, Sovol (groupe Gastronome) et Fermiers landais (groupe Arrivé)". Les producteurs de canards comme Delpeyrat ou Euralis sont également cités dans l'affaire, mais aussi les distributeurs.
Parmi ces distributeurs ciblés par l'enquête, le journal cite ainsi Auchan, dont "plusieurs salariés ont confirmé que la Fédération des éleveurs de volaille définit interprofessionnellement des prix de vente minima pour la volaille au kilo". L'enseigne aurait d'ailleurs été visée par la vague de perquisitions de décembre, ainsi que l'hypermarché Carrefour d'Evry. Mais la procédure risque encore de prendre plusieurs mois avant que le dossier n'aboutisse au Conseil de la concurrence.
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