Façade d'une agence du Crédit agricole © TF1/LCIFace aux soupçons, les banques se défendent jeudi en dénonçant "la manipulation" ou en prêchant "la transparence". Reconnaissant avoir fait l'objet d'une perquisition de la Direction de la Concurrence, le Crédit Mutuel a rejeté les soupçons d'entente sur les prêts immobiliers pesant sur son groupe et trois autres banques mutualistes françaises (Voir notre article).
"J'ai le sentiment d'une manipulation", a affirmé Etienne Pflimlin, président du Crédit Mutuel lors d'une conférence de presse, tout en admettant au détour d'une phrase que sa banque avait été visée par des perquisitions au même titre que le Crédit Agricole, la Caisse d'Epargne ou le Groupe Banque Populaire. "Je suis parfaitement serein. Cette histoire, en tout cas en ce qui concerne le Crédit Mutuel, est parfaitement bidon", a ajouté le patron du Crédit Mutuel.
"Nous serons transparent"
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) enquête sur des soupçons d'entente illicite sur la renégociation des crédits immobiliers à propos de faits intervenus en 2005 en Bretagne et dans la région Centre. La concurrence dans ces régions en aurait été faussée au détriment des usagers bancaires.
Le président du Crédit Agricole, René Carron, a assuré jeudi que sa banque sera "transparente" quant aux conclusions de l'enquête de la DGCCRF. "Il y a une enquête. Nous attendons les constatations et à ce moment là nous serons transparents comme nous l'avons toujours été sur tous les sujets", a affirmé le patron du Crédit Agricole sur LCI. "Pour l'instant rien ne permet de démontrer" l'existence de telles pratiques, a-t-il toutefois ajouté. Le Crédit Agricole avait confirmé mardi qu'une perquisition avait eu lieu à son siège la semaine dernière.
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