Les Français grugés sur leur crédit?

Par , le 26 mars 2008 à 10h56 , mis à jour le 26 mars 2008 à 14h33

Des perquisitions ont eu lieu aux sièges de trois grandes banques françaises dans le cadre d'une enquête sur une entente sur des taux de crédit immobilier.

banque guichet argent

Après les vitamines, les produits d'entretien ou encore le prix des SMS, les Français ont-ils été grugés sur leurs crédits immobiliers? C'est la question que se pose actuellement la justice. Des perquisitions ont eu lieu la semaine dernière aux sièges de trois grandes banques mutualistes françaises, ont indiqué mardi les établissements, confirmant une information du site Mediapart faisant état d'une enquête à propos d'"entente sur des taux de crédit immobilier".
 
Les groupes concernés sont les Caisses d'Epargne, le Crédit Agricole et les Banques Populaires. Selon le site d'information Mediapart, "la DGCCRF chercherait à réunir les preuves établissant que plusieurs groupes bancaires, dont les Caisses d'Epargne, le Crédit Agricole ou encore les Banques Populaires, ou leurs structures régionales, se sont entendus sur des niveaux de taux de crédit (essentiellement dans le cas du crédit immobilier)".
 
Concurrence... inexistante
 
"Ces pratiques auraient été constatées dans certaines régions, en particulier dans l'ouest de la France et dans les régions du centre et du Massif central. Certaines banques ou succursales se seraient entendues de sorte qu'un client ayant obtenu un crédit dans sa banque ne puisse pas démarcher une banque concurrente dans l'espoir d'obtenir une renégociation de son prêt à des conditions plus avantageuses", ajoute Mediapart.
 
Dans un communiqué, le Groupe Caisse d'Epargne a confirmé avoir été l'objet d'une enquête "au cours de laquelle ont été auditionnés des dirigeants et collaborateurs" de son organe central (la Caisse nationale des Caisses d'Epargne, CNCE) et d'une Caisse d'Epargne régionale. Assurant qu'elle "coopérera à cette enquête", la CNCE "dément d'ores et déjà toute participation à une entente".
 
L'Ecureuil dément
 
Selon une source proche du dossier, les ordinateurs de plusieurs dirigeants de l'Ecureuil auraient été saisis, dont ceux de Charles Milhaud (président), Nicolas Mérindol (directeur général) et Guy Cotret (membre du directoire en charge des ressources humaines, de l'informatique et de l'exploitation bancaire). La Caisse d'Epargne a démenti ces informations indiquant que "seul le disque dur d'un collaborateur de la CNCE a fait l'objet d'une saisie dans le cadre de cette enquête".
 
Au siège fédéral du groupe Banque Populaire, les enquêteurs, intervenus mardi dernier, ont saisi des documents appartenant à certains dirigeants du groupe, selon une source proche de la banque. Le Crédit Agricole a aussi confirmé qu'une perquisition avait eu lieu à son siège, à la suite de réclamations concernant des renégociations de crédit. "On se tient à la disposition de l'administration", a indiqué une porte-parole. Ces perquisitions ont été menées par la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), épaulée par des enquêteurs de la Brigade financière.

Par Olivier Levard le 26 mars 2008 à 10:56
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7 Commentaires

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  • Lotusse, le 27/03/2008 à 19h56

    Cette histoire d'entente entre banques ne m'étonne qu'à moitié lorsqu'on sait que le CF a osé mentir à ses clients en leur vendant des prêts soit-disant "capé" et qui se sont révélés sans limite de taux. Apparemment c'est la politique du groupe : arnaquer par tous les moyens les clients pour engrenger un maximum d'argent!

  • SARTHOU, le 27/03/2008 à 17h13

    Bonjour Ayant moi meme fait l'objet de ce type de pret immo,je trouve qu'il est lamentable de proposer des prets tactimo a taux variable a des personne dont les revenus sont moyen.Encore une fois,c'est la classe moyenne qui en subie les consequenses. Il serai souhaitable que les haut dirigeants paye un peu.

  • Rafo, le 27/03/2008 à 00h22

    En réponse à Jean Bonnot de Bayonne, très bonne la blague.. Non pas celle du nom, elle est nulle, je parle de la blague des "banques honnêtes". Déjà rien que l'expression a quelque chose d'obscène, un peu comme "bombe propre" ou "guerre sainte". Mais le fin du fin c'est de mettre la Société Générale dans le lot. Il fallait oser, vraiment. Chapeau.

  • Jean Bonnot, le 26/03/2008 à 16h56

    Je propose qu'on retire l'administration des livrets A à ces organismes fraudeurs et qu'on la réserve aux banques honnêtes : Société Générale, BNP Paribas, CIC ...

  • Candide, le 26/03/2008 à 14h26

    Je n'y crois pas un seul instant .Faites le tour des banques incriminées et négociez 100KE vous verrez que cela varie d'une banque à l'autre de 0.40/0.60 TEG:+-4.20/4.80 .

  • Beurk, le 26/03/2008 à 14h01

    C'est beau l'economie liberale et sa soi disante "libre concurrence". Le pigeon il se fait toujours plumé à la fin.

  • Liliane, le 26/03/2008 à 12h24

    Dites-moi sur quoi les français ne se font pas grugés ???....

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