Christine Lagarde dans une grande surface lors d'une opération de contrôle des prix (27 février 2008) © TF1/LCILes prix ont augmenté de 11,5 à 18,2% selon l'enquête officielle du ministère de l'Economie commandée après les révélations de l'Institut national de la consommation (INC) qui dénonçaient des hausses bien plus fortes.
Ces différences s'expliquent par le fait que l'enquête de l'INC portait sur les prix des sites internet des grandes surfaces et parfois sur des produits en promotion, explique la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, dans Le Parisien.
Selon l'INC, par exemple, les yaourts avaient augmenté de 40%. Selon l'INSEE, cette hausse n'est que de 7,5%. Un "décalage" souligné par Bercy, qui a publié dans l'après-midi les premiers résultats de l'enquête menée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans les centrales d'achats des six plus importantes enseignes de distribution.
Les consommateurs devraient être mieux informés
Les enquêteurs ont en outre visité 80 grandes surfaces réparties dans 40 départements. "Pour l'ensemble, les prix moyens relevés dans les 80 grandes surfaces visitées sont 13,4% moins élevés que ceux des mêmes produits pointés par '60 millions de consommateurs'", écrit Bercy dans un communiqué.
L'enquête sur les centrales d'achat a permis de constater qu'entre la fin 2007 et début 2008, les fournisseurs de ces produits ont fait varier leurs tarifs de vente aux distributeurs de -0,5% à 21%, précise le texte. "Dans le même temps, et pour les mêmes produits, les distributeurs ont fait varier les prix de revente aux consommateurs de 0 à 27%."
"Des répercussions excessives des coûts de matières premières par les industriels ont été observées, notamment dans la charcuterie dont la matière première est en baisse, mais également pour certains produits laitiers", ajoute Bercy. "Cela dit, l'enquête de la DGCCRF fait ressortir une concurrence avérée et des différences majeures de prix entre enseignes: j'invite les consommateurs à faire jouer la concurrence", explique Christine Lagarde. "Mon intention est d'inviter les fournisseurs, petits et grands, les distributeurs de toutes catégories et les consommateurs à une table ronde pour élaborer ensemble des propositions", ajoute-t-elle. Selon la ministre, les produits les moins chers doivent être mieux identifiés et les consommateurs mieux informés.
(D'après agence)
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