L' UFC-Que Choisir © DR20% sur tous les produits : et si c'était le prix du manque de concurrence en France? C'est en tout cas ce que peut atteindre l'écart de prix du panier moyen entre deux hypermarchés du même groupe lorsque l'un fait face à des concurrents et l'autre non, selon une étude de l'association UFC-Que Choisir. "En moyenne nationale, un hypermarché situé dans une zone non concurrentielle sera 1,30% plus cher qu'un hypermarché du même groupe situé dans une zone concurrentielle", tempère l'association.
L'étude montrant un manque de concurrence dans la grande distribution porte sur un échantillon de 160 produits alimentaires de grande consommation dans 40% des zones de chalandises en France, soit 666 hypermarchés et 744 supermarchés. Elle révèle donc que des supermarchés situés dans des zones sans réelle concurrence font payer une taxe fictive à leurs clients qui représente jusqu'à 20% du prix des produits. Et autant de marges en plus...
Carrefour profiteur, Casino plus sage
L'étude estime à 26,9% les zones qui sont potentiellement concurrentielles, c'est-à-dire que plus de deux hypermarchés sont présents à moins de 10 kilomètres. Il y a un mois, le cabinet Asterop estimait de son côté que seulement 13% des zones étaient vraiment concurrentielles (Voir notre article). Pour l'UFC, dans 36,9% des cas, il y a une concurrence "moyenne", avec deux hypermarchés, et dans 32,9% il n'y en a pas (un seul hypermarché). L'écart de prix entre deux hypermarchés du même groupe, lorsque l'un est sur une zone concurrentielle et l'autre non, fluctue de +5% à +20%.
L'écart de prix est le plus élevé chez Carrefour (+20,56%) et le moins chez Auchan (+5%). Il est de 7,22% chez Cora et Casino, de 10,24% chez Leclerc, de 11,14% chez Intermarché et de 13,02% chez Système U. Donnant l'exemple de Carrefour à Marseille, UFC souligne que le consommateur paiera "5,45% plus cher au Carrefour du 15e arrondissement qu'au Carrefour du 8e arrondissement. En moyenne, pour un ménage marseillais, cela représente un surcoût annuel d'environ 230 euros".
Pour y remédier, l'association de consommateur propose de favoriser le petit commerce dans certaines zones et surtout de "contraindre les groupes en position dominante sur une zone de chalandise à se séparer ou à échanger certaines activités". En clair, les géants des supermarchés devraient être forcés d'abandonner des magasins dans les zones où ils sont le plus présents, voire à les échanger avec leurs concurrents. Pas sûr qu'ils se laissent faire...
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| Retrouvez ici notre article sur la concurrence entre les grandes surfaces alimentaires |
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| Retrouvez ici notre article sur la concurrence entre les grandes surfaces spécialisées |
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| Retrouvez ici notre infographie interactive sur les augmentations de prix |
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