La consommation des ménages replonge

le 23 avril 2008 à 09h15 , mis à jour le 23 avril 2008 à 09h49

La consommation des ménages en produits manufacturés a rechuté de 1,7% en France en mars par rapport à février, selon l'Insee.

TF1 / LCI Un magasin de produits high-techUn magasin de produits high-tech © LCI

En moyenne, les économistes tablaient pour le mois de mars sur un recul de 0,1% des dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés, la fourchette de leurs prévisions allant de -0,6% à +1,2%. Démentant cruellement les pronostics, la baisse est nettement plus sévère : les dépenses des ménages ont reculé de 1,7% au mois de mars, après avoir progressé de 1,3% en février (chiffre révisé de +0,1 point), en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué mercredi l'Insee.

Ce recul plus marqué qu'attendu s'explique par la baisse de quasiment toutes les composantes du champ commerce (-2,3% au total), notamment les automobiles (-1,5%) et le textile-cuir (-7,9%). Les dépenses en biens d'équipement du logement (électronique grand public, électroménager, meubles) continuent à diminuer, de 0,7%, après -0,2% le mois précédent.

L'effet de la flambée des prix

Sur l'ensemble du premier trimestre 2008, la consommation des ménages en produits manufacturés augmente tout de même de 0,6% (à comparer avec la baisse de 0,1% enregistrée au premier trimestre 2007). Et sur un an, cet indice, qui représente environ un quart de la consommation des ménages en France mais représente un bon indicateur de la tendance générale, progresse de 1,2%, selon l'Institut national de la statistique.

Divers économistes voient déjà dans cette chute de la consommation de produits manufacturés la conséquence directe de la flambée des prix, notamment dans l'énergie et dans l'alimentaire. Une tendance que certains craignent de voir se confirmer dans les mois à venir.

D'après agence

le 23 avril 2008 à 09:15
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

6 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Crucitti, le 24/04/2008 à 07h58

    Les stations de ski étaient pleines aux vacances de février,il faut choisir!!!!les français veulent moins travailler et beaucoup de vacances cherchez l'erreur:::

  • Jean Bonnot, le 23/04/2008 à 16h15

    C'est une preuve supplémentaire, s'il en est besoin, de la diminution du pouvoir d'achat des ménages.

  • Alain, le 23/04/2008 à 11h54

    La consommation est elle une fin en soi ? Est-on heureux parce que l'on consomme ? Est-on en bonne santé parce que l'on consomme ? Pourquoi faut-il toujours que l'état du pays soit influencé par cet indicateur "Niveau de consommation" ? N'y a t'il pas des choses plus importantes dans la vie ?

  • E, le 23/04/2008 à 11h21

    Expliquez-moi comment un pays comme le notre, capable de faire de l'exédent sur le plan alimentaire réussi a nous faire croire que l'on devient un pays du tiers-monde ?

  • Melchior, le 23/04/2008 à 10h08

    Bonne nouvelle , les produits manufacturés étant de moins en moins produits en France voilà qui devrait soulager notre balances des comptes commerciaux . Il n'y a plus qu'à officialiser la grève des achats de carburant déjà plus ou moins effective pour beaucoup ( Ce qui améliorera aussi les statistiques d'accidents routiers )

  • Fred, le 23/04/2008 à 09h58

    Je viens ce matin de prendre un café en terrasse dans le 1er arrondissement de paris près de la poste du Louvre à Paris. J?ai payé mon café 2,10 euros. Si je converti en francs, cela fait exactement 13,78 francs. Qu'est ce qui fait que depuis le passage du franc à l'euro il y eu une telle augmentation ? Qui en 2002 aurait payé près de 14 francs un café ? Il valait au maximum en terrasse 6 à 7 francs. Qu?est ce qui fait que cette folie du passage du franc a l'euro a permis aux marchands de tripler voir quadrupler leur prix. En 2002 une pizza simple (tomate fromage) valait maximum 25 francs, soit 4 euros. Aujourd?hui je paye ma pizza entre 10 et 12 euros. Le seul problème à tout cela, c'est que mon salaire n'a pas bougé. Je sens le crac boursier à plein nez.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience