L'ecommerce, une pratique démocratiséePublicité trompeuse, pas de téléphone, pas de mentions obligatoires... Le taux d'anomalies relevé par la répression des fraudes sur les sites de vente en ligne reste "beaucoup trop élevé". Le constat est effectué par le secrétaire d'Etat chargé de la Consommation Luc Chatel.
Conséquence : les contrôles vont être intensifiés. Dans une interview au Journal du Dimanche, il s'en justifie. "Au premier trimestre, 43% des 12.000 réclamations sur l'achat de produits adressés à la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ont porté sur la vente à distance alors que celle-ci représente seulement 2% du commerce". La proportion était de 41% au deuxième semestre 2007, précise-t-il.
"Une confiance des consommateurs indispensable"
Selon Luc Chatel, les futurs contrôles vont se concentrer sur les délais de livraison, les sites de commerce alimentaire et les sites de ventes privées. La principale infraction relevée est l'absence des mentions obligatoires (64% des cas), comme les coordonnées téléphoniques du sitel. La publicité trompeuse (10%) et les infractions aux règles d'affichage des prix (9%) viennent ensuite.
"Les sites de vente à distance doivent comprendre que la confiance des consommateurs est indispensable à leur développement", déclare Luc Chatel. Le secrétaire d'Etat à la Consommation observe que "ceux qui ont le plus d'efforts à accomplir sont les voyagistes (44% d'anomalies), les agences immobilières en ligne (43%) et les vendeurs de produits multimédias (40%)". Il rappelle également que de nouvelles mesures vont entrer en application le 1er juin, dans le cadre de la loi pour le développement de la concurrence, comme l'obligation de fixer une date limite de livraison pour une commande sur internet, et la possibilité pour le client de se faire rembourser s'il n'a rien reçu une semaine après cette date.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




