Une pompe à essenceLa flambée des prix du carburant (le litre de super sans plomb 95 a frôlé la barre de 1,50 euro la semaine dernière) touche tous les secteurs de l'économie. Mais aussi les salariés eux-mêmes, qui doivent débourser toujours plus pour se rendre à leur travail. Il y a cinq jours, le Premier ministre François Fillon avait lancé l'idée d'aides directes en faveur des salariés pour alléger leur budget transport. Mardi, il a demandé par lettre aux partenaires sociaux de lui formuler des propositions d'ici au 15 septembre. "Ce dispositif devra conjuguer simplicité de gestion, couverture large des salariés, prise en compte des enjeux de développement durable et soutenabilité financière", précisent les services du Premier ministre dans un communiqué.
Mardi matin, Dominique Bussereau avait déjà lancé des pistes de réflexion sur RMC. "Toutes les solutions sont possibles", a-t-il souligné, indiquant qu'on peut par exemple "s'inspirer du système en vigueur dans la région parisienne" où "l'employeur paye la moitié du coût du transport". Interrogé spécifiquement sur les salariés contraints d'utiliser leur voiture, le secrétaire d'Etat chargé des Transports a reconnu que "c'est la vraie difficulté", tout en insistant : "Nous voulons privilégier le transport public", ce qui n'implique "pas forcément aider au plein d'essence. Ceci étant, s'il n'y a pas d'autres solutions on va quand même regarder ce que l'on peut faire. On peut trouver un système de remboursement, de tickets, etc".
"Relancer le réseau d'autocars" dans les zones rurales
Dominique Bussereau a estimé que la hausse du prix des carburants touche "de plein fouet" particulièrement "le jeune couple qui habite à 30 ou 40 kilomètres d'une ville". Le ministre propose par conséquent de "relancer le réseau d'autocars" dans les zones rurales. "Il faut que nous ayons pour desservir cette ruralité ces bons vieux réseaux d'autocars qui avaient disparu il y a vingt ou trente ans", a plaidé le secrétaire d'Etat chargé des Transports. "Ce sont les départements qui vont se lancer là dedans", selon le ministre, qui a précisé qu'il allait le mettre en place dans son département "en Charente-Maritime à partir du 1er juillet".
Le 12 juin, François Fillon avait annoncé une "aide directe" pour les salariés confrontés au coût élevé de leur trajet domicile-travail, "sur la feuille de paye du salarié". L'Etat, de son côté, devrait compenser les frais pour l'entreprise en lui apportant une "aide fiscale", avait précisé le Premier ministre. Mardi, il a réaffirmé que la formule du "chèque transport", instituée le 30 décembre 2006 "n'est pas en mesure d'apporter une réponse satisfaisante".
D'après agence
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