© Médiathèque de la Commission européenUne hausse de 5,5% en France en avril 2008 par rapport à avril 2007, de 5,9% en Italie, de 6,4% en Allemagne, de 6,8% en Espagne, de 7,2% au Royaume-Uni : à Eurostat, on n'avait jamais vu une telle augmentation dans l'alimentation. Depuis le début de la collecte de ces statistiques en 1996 par l'office européen, c'est la plus forte flambée constatée des prix alimentaires dans toute l'Union européenne. En moyenne et sur l'ensemble des pays de l'UE, la hausse a atteint 7,1% sur un an en avril, et même 7,2% en mars - soit une progression nettement plus rapide que l'inflation, qui ressortait dans l'UE à 3,6% en avril et 3,8% en mars.
Dans le détail, en avril, les denrées alimentaires qui se sont le plus appréciées sont le lait, le fromage et les oeufs (+14,9%), les huiles et matières grasses (+13,2%), le pain et les céréales (+10,7%), les fruits (+10,7%). Pour les trois premières catégories, c'est un record depuis 1996. Et si toutes les grandes économies européennes en pâtissent, les pays qui souffrent le plus de la hausse des prix alimentaires sont la Bulgarie (+25,4% an avril) et les Etats baltes (+21,7% en Lettonie, +18,3% en Estonie et +18,1% en Lituanie).
La flambée des prix alimentaires, que les experts expliquent par de mauvaises conditions météo mais aussi par certaines pratiques commerciales ou l'essor des biocarburants, touche encore plus durement les pays les plus pauvres de la planète provoquant parfois des "émeutes de la faim". Un problème qui préoccupe actuellement des chefs d'Etats et de gouvernement du monde entier, qui veulent tenter d'harmoniser leurs positions pour trouver des remèdes face à la flambée des prix à partir de mardi à Rome lors d'un sommet de l'agence de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture, la FAO.
D'après agence
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