© Médiathèque de la Commission européenCe n'est pas que les Français veulent moins emprunter. Ce n'est même pas que leurs capacités de rembourser se soient amoindries ces derniers temps. Mais une chose est ceratine : les banques sont moins enclines à prêter de l'argent. Le marché des crédits immobiliers a baissé de 10,9% au premier semestre, selon les statistiques de l'Observatoire Crédit Logement/CSA.
Le recul est plus net dans l'ancien (-12,5%) que dans le neuf (-8,6%). En valeur, les offres de prêts acceptées ont atteint le montant de 145,71 milliards d'euros à fin juin, contre 153,38 milliards il y a un an. "La situation est totalement paradoxale, puisque l'activité est en recul sur tous les marchés, et pour autant la demande conserve toute sa capacité de mobilisation", estime Michel Mouillart, le président de l'Observatoire.
Les taux vont augmenter
Les taux d'intérêt n'ayant quasiment pas augmenté d'un trimestre à l'autre (4,68% en moyenne au deuxième trimestre contre 4,67% au premier) le recul du marché trouve son origine selon lui dans les "difficultés" des établissements de crédit à "refinancer leurs activités de prêt". La crise des crédits américains à risque ("subprime") a conduit les banques à moins se prêter les unes aux autres, ce qu'on appelle la crise de liquidité.
Dans les mois qui viennent, les taux d'intérêt devraient augmenter, même si la forte concurrence entre les établissements bancaires devrait limiter cette hausse, selon Michel Mouillart. En effet, "les banques vont non seulement reconstituer leurs marges", qui était quasi-nulles voire parfois négatives ces dernières années sur le crédit à l'habitat, mais elles "vont incorporer dans leurs taux le coût plus élevé de la liquidité", a expliqué Claude Morandeau, le directeur général de Crédit Logement.
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