© TF1/LCILes chiffres que s'apprête à publier 60 millions de consommateurs, le mensuel de l'Institut national de la consommation (INC), détonent avec l'optimisme officiellement affiché par l'Institut national de la statistique. Alors que l'Insee prévoit pour cette année une hausse du pouvoir d'achat de 0,9%, certes en ralentissement par rapport aux +3,3% de 2007, l'INC évoque 0,8%... mais à la baisse. Et quand l'Insee estime que le pouvoir d'achat est soutenu par "une dynamique salariale plus vigoureuse", tout en reconnaissant qu'il sera amputé cette année par l'inflation, 60 millions de consommateurs dresse un tableau beaucoup plus alarmiste.
De juin 2007 à juin 2008, le pouvoir d'achat a déjà reculé de 14 euros, soit une baisse de 0,4%, estime ainsi l'étude que publie jeudi le mensuel. Un an plus tôt, il avait progressé de 24 euros (+0,8%). En cause : la flambée des prix du carburant et de l'alimentation.
Les salaires augmentent, oui... mais trop peu
Sur l'évolution du niveau des rémunérations, l'INC partage le même constat que l'Insee : il indique qu'entre juin 2007 et juin 2008, le revenu mensuel disponible moyen par ménage a augmenté de 99 euros. Mais chaque mois, 113 euros ont été avalés par les hausses des prix, ce qui signifie que l'inflation a englobé le revenu supplémentaire et obligé les ménages à réduire son train de vie de 14 euros.
Rien que la hausse des prix du carburant, du fioul, des produits laitiers, des viandes et du pain ont amputé de 60% le revenu supplémentaire. D'où cette estimation d'une baisse de 0,8% du pouvoir d'achat en 2008, si éloignée des prévisions de l'Insee...
Pour l'Unef, le coût de la vie étudiante augmente de 5,9% |
Le syndicat étudiant Unef estime que le coût de la vie étudiante augmente cette année de 5,9% par rapport à l'an dernier. "Il y a un décalage croissant" entre "la réalité de la vie des étudiants" et "la perception" qu'en a la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, a déclaré le président de la première organisation étudiante, Jean-Baptiste Prévost. Selon le syndicat, cette hausse s'explique par celles des loyers (+8% à Paris, +4% en province), de l'alimentation (+6,9%) et des droits d'inscription en master (+5%), alors que dans le même temps les dispositifs d'aide comme les bourses (+2,5%) ou l'aide au logement ont connu des augmentations inférieures à l'inflation (3,6%). Seule la hausse des inscriptions en licence (+2,5%) a été inférieure à l'inflation. |
D'après agence
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