Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, à l'issue d'une rencontre avec le dirigeant de Total, le 9 juin 2008 © TF1/LCI"Nous avons constaté (...) que l'imposition du patrimoine (3% du PIB) était bien supérieure à la moyenne européenne, à la différence de l'imposition des revenus du capital, qui apparaît, à l'inverse, la plus faible", explique-t-elle. Dans une interview à La Tribune (de lundi), la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, déclare qu'elle proposera un allègement de l'imposition sur le patrimoine, en ajoutant que l'impôt sur la fortune (ISF) pourrait être concerné par la réforme.
"Je ferai prochainement d'autres propositions au président de la République pour rééquilibrer notre fiscalité et la rapprocher de la moyenne européenne", a-t-elle souligné. Christine Lagarde précise que ces propositions concerneront tous les impôts du patrimoine. Alors que le journal lui demande si l'ISF sera concerné, elle répond : "C'est une possibilité. On en débattra sans doute pendant la discussion budgétaire".
La ministre estime par ailleurs qu'il ne faut "pas changer la logique du bouclier (fiscal), parce qu'elle est bonne". Ce dispositif plafonne à 50% des revenus le niveau des impôts directs - CSG (Contribution sociale généralisée) et CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) comprises. Concernant le projet du RSA (Revenu minimum de solidarité), qui pourrait être financé par une taxation de 1,1% du capital et du patrimoine, la ministre estime qu'"on peut regretter la création d'un nouveau prélèvement, mais on peut aussi remarquer que nous finançons nos décisions autrement que par le déficit". "Je suis pour tout mécanisme propice à la réinsertion (...) Mon objectif est de ramener le maximum de gens vers l'emploi", souligne-t-elle, en indiquant par ailleurs que "de 2006 à 2007, le taux des prélèvements obligatoires a baissé de 0,6 point pour tomber à 43,3% du PIB".
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