
La composition moyenne du repas des Français a évolué ces quarante dernières années, ces derniers mangeant plus de poisson, de dessert et de produits transformés et moins de viande et de légumes frais, selon une étude de l'Insitut national de la statistique (Insee) publiée mardi.
Le Petit prince des desserts
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Publié le 07/04/2011
Par rapport à la composition moyenne du repas en 1960, "les ménages ont modifié la structure de leurs dépenses alimentaires. Ils achètent davantage de produits transformés, au détriment des produits frais et des féculents, qui demandent davantage de travail de préparation personnelle", explique l'Insee.
Vache folle ou fièvre aphteuse
Entre 1960 et 2006, la moitié du budget dédié à l'alimentation est restée consacrée aux dépenses pour le "repas hors dessert" (constitué de l'entrée et du plat principal). En revanche, la part des desserts a progressivement augmenté, pour atteindre 26% du budget, contre 18% en 1960.
La consommation de viande fraîche achetée en boucherie a diminué au fil des ans, pour représenter 24% du budget contre 37% en 1960. Cette baisse s'explique en partie par les récentes crises dans le secteur, comme la vache folle ou la fièvre aphteuse du mouton.
A l'inverse, la consommation de poisson a doublé en 46 ans, pour représenter 16,9% des dépenses alimentaires, contre 8,3% en 1960, grâce à un "désir de diversification des repas, les ménages prenant progressivement conscience des risques liés à une alimentation trop riche en viande", souligne l'Insee.
Un budget alimentation en baisse
Cependant au sein de l'Europe, les Français figurent parmi les plus grands consommateurs de viande, au même titre que les Irlandais, les Belges ou les Espagnols. Parallèlement, ils consomment moins de légumes que les Européens, puisque le budget consacré à ces produits est passé à 12% des dépenses en "repas hors dessert" en 2006, contre 15% en 1960. La moyenne européenne est de 14%.
L'Insee rappelle que le budget dédié à l'alimentation n'a cessé de baisser, passant de 25% en 1960 à 12% en 2006, en raison d'une hausse des prix des produits alimentaires inférieure à l'inflation, jusqu'au milieu des années 1990, et d'une augmentation du niveau de vie moyen des ménages.
(D'après agence)
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