La nouvelle berline Mégane de Renault, dévoilée le 9 septembre 2008 © TF1-LCI60 millions de consommateurs publie ces jours-ci une enquête qui risque de mécontenter tous les propriétaire de véhicule motorisé. Présentant les conclusions de l'enquête de son magazine sur Europe 1 samedi, la directrice de 60 millions de consommateurs, Marie-Jeanne Husset, a affirmé que les consommations en carburant annoncées par les constructeurs automobiles sont inférieures de 20% à 60% à la consommation réelle.
Le mensuel de l'Institut national de la consommation a mené des tests de consommation de carburant sur trois véhicules, une petite voiture urbaine, la Citroën C1 essence, une berline, la Renault Mégane diesel, et un monospace, le Volkswagen Touran diesel. Les essais n'ont pas été faits avec des véhicules neufs, ce qui induit une consommation un peu supérieure, mais cela a été pris en compte.
Les constructeurs automobiles "nous trompent sur l'affichage de la consommation de carburant", explique Marie-Jeanne Husset. "Tous les constructeurs eux-mêmes, les spécialistes de l'automobile savent que cette consommation affichée, qui repose sur une norme européenne héritée d'une directive de 1980, est fantaisiste, mais tout le monde s'en contente", a-t-elle déclaré. Elle souligne également que les émissions de CO2 des voitures sont "directement proportionnelles à la consommation" et que cette norme a aussi un impact sur "l'affichage des émissions de C02 et l'attribution du bonus-malus".
Tromperie du consommateur
Ces tests ont été réalisés avec trois modes de conduite, conduite normale, économique et sportive, et "dans tous les cas les écarts dépassent 20%", affirme 60 millions de consommateurs. Les écarts entre la consommation annoncée et la consommation enregistrée traduits en budget et pour une distance de 1.000 km, s'élèvent à 22 euros pour la C1, 30 euros pour la Mégane et 31 euros pour le Touran. "Cette norme sous-estime la consommation de beaucoup et dans tous les cas induit en erreur et trompe les consommateurs. Il faut revoir les paramètres et les conditions du protocole pour se rapprocher de l'utilisation réelle", demande-t-elle.
Le directeur de Volkswagen France a immédiatement régi, soulignant que "les mesures annoncées par les constructeurs sont normées". "Il y a un standard, ce sont les mêmes conditions de mesure pour tout le monde, donc ça sert d'étalon et de comparaison d'une voiture à l'autre. C'est ce qui sert le plus au consommateur", a-t-il dit. Le responsable de Volkswagen a ajouté que "c'est là-dessus que l'on se base pour définir les émissions de CO2". "Il n'y a pas de tromperie", a-t-il insisté. Il a souligné que les écarts constatés viennent "essentiellement du mode de conduite". Ils peuvent aussi "venir de la façon dont est faite la mesure", de "la voiture elle-même" ou du revêtement de la route. L'étude sera publiée jeudi dans le numéro d'octobre de 60 millions de consommateurs.
D'après agence
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