La gratuité des hotlines fait débat © DR / sxc.huDepuis le 1er janvier, les numéros de téléphone destinés à recueillir l'appel d'un consommateur ne doivent plus être surtaxés. Mais l'Association française de la relation client (AFRC) demande un délai supplémentaire pour mettre en place cette mesure. "Cette loi peut détruire 10.000 emplois", a affirmé Eric Dadian, président de l'AFRC, qui regroupe la majorité des centres d'appels, un secteur employant quelques 210.000 personnes.
Dans un courrier, envoyé le 12 novembre au secrétaire de l'industrie, l'AFRC fait part de son "besoin d'aménager une période de transition d'un an minimum pour permettre aux entreprises françaises exploitant des services téléphoniques de relation avec la clientèle, de mettre en oeuvre ces dispositions dans des conditions techniques et économiques efficaces et viables".
Cette mesure, votée le 4 août dernier dans le cadre de la Loi de modernisation de l'économie, prévoit que "le numéro de téléphone destiné à recueillir l'appel d'un consommateur en vue d'obtenir le bonne exécution d'un contrat conclu avec un professionnel ou le traitement d'une réclamation ne peut pas être surtaxée".
Dans sa réponse, datée du 8 décembre, Luc Chatel rappelle que "depuis plusieurs années déjà, les consommateurs manifestent une certaine incompréhension face à la généralisation des numéros surtaxés" et assure qu'"en la matière, l'intérêt des consommateurs ne s'oppose pas à celui des professionnels". Le secrétaire d'Etat avait alors proposé, "afin d'évoquer le sujet en toute transparence", une "réunion d'échange" avec la Direction générale de la concurrence (DGCCRF), les représentants des entreprises et des consommateurs, "avant la mi-décembre". Selon Eric Dadian, aucune réunion n'a depuis été organisée. Interrogé, Bercy assure toutefois qu'une réunion a bien été organisée, le 10 décembre, avec le Medef, une vingtaine de représentants d'entreprises du secteur et des associations de consommateurs. Cette réunion "s'est bien déroulée" et le "climat de compréhension réciproque" a incité M. Chatel à demander "à ses services de faire preuve de compréhension" s'ils constatent un manquement dans l'application de la loi durant les premiers mois, ajoute Bercy, refusant toutefois l'idée d'un moratoire d'un an.
(D'après agences)
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