Mobilisation générale chez les assureurs

le 26 janvier 2009 à 22h25 , mis à jour le 26 janvier 2009 à 22h39

Procédures simplifiées, pas d'application des franchises : parfois taxés de lenteur après les dégâts des tempêtes de 1999, les assureurs, cette fois, ont promis d'aller vite.

toit tempêtePhoto d'un internaute de LCI.fr dont le toit a été emporté le 24 janvier 2009 par la tempête, à Serres Castet, dans les Pyrénées Atlantiques © DR

Depuis le passage de la tempête qui a ravagé le Sud-Ouest, le gouvernement presse les assureurs "de faire leur métier", à savoir "verser les indemnisations quand il y a un drame". Le président de la Fédération française des sociétés d'assurances a d'ores et déjà promis une "mobilisation générale" de sa profession. Et suivant l'exemple de Groupama et de sa filiale Gan Assurances dimanche, les mutuelles GMF, MAAF, MMA, Matmut, Macif et GCE Assurances (groupe Caisse d'Epargne) ont promis lundi qu'elles n'appliqueraient pas les franchises prévues dans les contrats habitation de leurs clients sinistrés.

Pour faciliter les démarches, la plupart des assureurs ont aussi annoncé qu'ils accepteraient les déclarations de sinistres jusqu'à la fin février, au lieu des 5 jours prévus contractuellement. Chez Axa, ce délai a été "abrogé". Et comme chez l'assureur mutualiste Macif, le seuil en-dessous duquel un assuré pourra être indemnisé sans expertise a été relevé à 3000 euros. La Matmut, elle, va jusqu'à prendre en charge les "frais d'abattage et de déblaiement d'arbres" et assure même que le "contenu du congélateur", souvent perdu suite aux pannes d'électricité liées à la violence du vent, sera indemnisé "dans tous les cas".

"On a triplé nos effectifs sur le terrain"

Les assureurs sont aussi présents sur le terrain. Au total, "près de 900 agents d'assurances" quadrillent le Sud-Ouest, "plus les courtiers, plus tous les moyens techniques qui ont été mis en place par les sociétés d'assurances", comme le renforcement des centres d'appels, a résumé le nouveau président de la Fédération française des sociétés d'assurances, Bernard Spitz, lors d'une conférence de presse. "On a triplé nos effectifs sur le terrain", assure-t-on chez Axa, qui a reçu dimanche quelque 3000 appels. L'assureur a en outre "mobilisé son réseau de prestataires sur place" comme les vitriers ou les couvreurs "pour qu'ils restent en alerte et puissent se rendre de façon urgente" chez ses clients.

Enfin, des avances de fonds ont été débloquées pour couvrir le relogement ou les frais de transports des assurés du groupe. Pour aider ses clients à faire "face à leurs dépenses de première nécessité dans l'attente des indemnisations de leurs assurances", le Crédit Foncier a décidé de geler pour six mois leurs échéances de remboursement des crédits immobiliers.

Si les assureurs ne seront pas en mesure de chiffrer avant la fin de la semaine le montant des dégâts assurés, ils estiment que cette tempête devrait leur coûter "plusieurs centaines de millions d'euros". Soit beaucoup moins que la tempête de 1999 (près de 7 milliards d'euros), mais beaucoup plus la mini-tornade d'Haumont, dans le nord de la France (70 millions). Les dégâts sont plus limités car "les enseignements de 1999 ont été tirés", a assuré Bernard Spitz. Par rapport à 1999, "on a été beaucoup plus réactif", fait-on d'ailleurs valoir chez Axa, grâce notamment à "la mutualisation des plateformes téléphoniques".

D'après agence

le 26 janvier 2009 à 22:25
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