© TF1/LCIPersonne ne semble prêt à mettre de l'eau dans son vin : alors que le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier demande expressément à la Commission européenne de rouvrir les discussions sur l'autorisation de fabriquer du vin rosé en coupant du vin rouge et du vin blanc, Bruxelles campe sur ses positions et a refusé lundi de remettre en question le compromis qu'elle a proposé à la France.
Michel Barnier a affirmé dimanche que "la seule solution acceptable est un maintien de l'interdiction actuelle de produire des vins de table rosés par coupage de rouge et de blanc" et que "ce point précis n'est pas négociable". Le ministre a ajouté que Paris n'acceptait pas la proposition de compromis faite par la Commission.Celle-ci prévoit un étiquetage spécifique pour les rosés traditionnels du Sud de la France, et un autre pour ceux produits par coupage. Cette proposition a été acceptée mardi dernier par la quasi-totalité des experts des pays de l'UE, seule la France s'étant abstenue, selon une source européenne.
"Vin traditionnel"
"Nous avons compris la semaine passée après le vote, que la France serait prête à voter pour le paquet de changement des pratiques oenologiques" incluant ce compromis, lors du vote définitif prévu au niveau des experts de l'UE le 27 avril, a déclaré lundi le porte-parole de la commissaire à l'Agriculture. "Pour le moment, la commissaire est déterminée à garder l'accord sur la réforme du secteur du vin", a ajouté le porte-parole.
Depuis des semaines, les producteurs de vin rosé français, ceux de Provence (sud) surtout, protestent contre un projet européen prévoyant d'autoriser dans l'UE la fabrication de vin de table rosé simplement en mélangeant du vin rouge et du vin blanc, pratique déjà utilisée par les principaux concurrents de l'Europe dans le monde, en Australie ou en Afrique du Sud.
(D'après agence)
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