Rouge sur blanc, tout fout le camp ?

le 12 mars 2009 à 07h51 , mis à jour le 12 mars 2009 à 09h21

Bruxelles envisage d'autoriser les viticulteurs européens à pratiquer le coupage du blanc et du rouge pour faire des vins rosés de table.

Verre vin rosé © TF1/LCI

Les producteurs français de vin rosé ne sont pas contents. Raison de leur colère ? Bruxelles envisage d'autoriser le coupage du blanc et du rouge pour faire des vins rosés de table. La Commission européenne a donc indiqué mercredi "réfléchir" aux moyens de prendre en compte les préoccupations de producteurs français de vin rosé qui s'estiment menacés par le projet de réforme du secteur dans l'UE.
 
"Nous sommes conscients des préoccupations des producteurs de certaines régions, comme ceux de Provence, et des préoccupations du ministre français de l'Agriculture Michel Barnier et nous éfléchissons" aux moyens d'y répondre, a indiqué le porte-parole de l'exécutif européen pour les questions agricoles. Le porte-parole n'a toutefois pas dit concrètement quelle forme cela pourrait prendre. Certains professionnels ont suggéré d'introduire par exemple un étiquetage spécifique pour les rosés français, du type "rosé traditionnel" pour bien les démarquer des vins qui seraient le résultat de simples mélanges de vins blanc et rouge. Une autre possibilité pourrait être de retarder la mise en place de la réforme.

Hérésie
 
Le porte-parole de la Commission européenne a toutefois rappelé que les changements oenologiques prévus faisaient partie d'une réforme du secteur du vin européen déjà adoptée par les pays de l'UE fin 2007. Cette réforme est aujourd'hui en passe d'être mise en oeuvre. Le 27 janvier dernier, les experts des pays de l'UE ont adopté lors d'un vote préliminaire la réforme sur le coupage, qui consiste à autoriser les mélanges blanc et rouge pour le vin de table. Et la France a voté en faveur de ce coupage, selon une source européenne. Une vote définitif doit intervenir le 27 avril en principe, après un avis attendu de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la réforme.
 
L'idée de la Commission est d'autoriser en Europe des pratiques déjà utilisés par ses principaux concurrents dans le monde, en Afrique du Sud ou en Australie. Le coupage n'est paradoxalement autorisé aujourd'hui dans l'UE que pour les vins de qualité. Mais cette pratique n'est que très peu utilisée. Selon les professionnels de la filière viticole française, ce projet s'il était définitivement adopté, mettrait en péril plusieurs dizaines de milliers d'emplois en France, en particulier en Provence, grande productrice de rosés traditionnel, sans coupage. Ils considèrent le coupage du blanc et du rouge (beaucoup de blanc et un peu de rouge) pour fabriquer du rosé comme une hérésie. Le rosé "authentique" est pour eux produit à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau sont macérées durant une brève période.

(D'après agence)

le 12 mars 2009 à 07:51
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5 Commentaires

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  • Chris, le 12/03/2009 à 09h32

    Bruxelles pense qu'il s'agit là de crayons de couleurs !!!!! qu'il suffit de mélanger du blanc avec du rouge ou vice versa pour obtenir un ersatz de rosé !!! Cela suffit cessons d'être stupide....

  • Ange, le 12/03/2009 à 09h28

    Pourquoi ne pas faire du blanc avec du rouge ou alors du rouge avec du blanc en ajoutant du colorant. Bruxelles ?? ça commence à faire peur ....

  • Rafi-craft, le 12/03/2009 à 09h12

    Apres l'autorisation d'appeller chocolat n'importe qu'elle pate à base de tout, sauf de chocolat . Voilà le rosé sans rosé. Mais decidement l'Europe c'est du grand n'importe nawak . Ils sont pas près de me voir voter en faveur de quoi que ce soit pour l'europe. A quand le beurre sans aucune matiere grasse ? A merde ça existe déjà !!! :(

  • Tom, le 12/03/2009 à 09h03

    Enfin... on le fait déjà pour le champagne, et je n'ai jamais entendu dire que le champagne rosé était un sous-champagne indigne... c'est comme tout, si on mélange un mauvais rouge avec un mauvais blanc, on obtiendra un mauvais rosé. les viticulteurs Français feraient mieux d'essayer de s'ouvrir un peu aux autres cultures au lieu de crier au scandale, et, comme ça a l'air le cas, de demander une dénomination particulière pour les rosés traditionnels.

  • Btangos, le 12/03/2009 à 08h43

    Quelle ignominie!

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