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| La déception des associations |
Plus d'un Français sur trois donne de son temps pour les autres
Solidaires malgré la crise, les Français sont plus de 36% à s'impliquer dans des activités pour aider les autres. La grande majorité (soit 11,3 millions) le fait au sein d'une association.
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Le prix du gaz va bien diminuer, conséquence de la baisse des prix du pétrole et des sources énergétiques. Mais cette baisse interviendra à compter du 1er avril, et non rétroactivement au 1er janvier, comme le demandaient les associations. "Le gaz va baisser au début du mois d'avril d'environ 10%", a annoncé le Prmeier ministre François Fillon vendredi soir. "Lorsque les prix du pétrole baissent, il est normal que le prix du gaz baisse", a-t-il ajouté.
Mais si ce recul du prix du gaz aux particuliers fait suite à une augmentation de 15,2% en 2008, cette baisse est jugée insuffisante et surtout trop tardive par les associations de consommateurs. D'autant que GDF Suez a abaissé ses tarifs de vente de gaz naturel aux gros industriels de 20% dès le mois de janvier. "Ce qui n'est pas satisfaisant, c'est que la baisse intervienne au moment où on n'a plus besoin de se chauffer", a regretté François Carlier, directeur adjoint des études à l'UFC-Que choisir. "Le prix du gaz suit le prix du baril de pétrole avec six mois de décalage. Il aurait dû baisser début 2009", a-t-il estimé.
"Même 10% ne serait pas suffisant"
"C'est dommage qu'on attende avril" alors que "les trois premiers mois de l'année représentent 45% de la consommation des ménages", a déploré de son côté Thierry Saniez, délégué général de la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie. Même sentiment pour Corinne Rinaldo, secrétaire confédérale de la Confédération nationale du logement, selon qui la baisse "semble arriver un peu tard". Les associations s'interrogent aussi sur l'ampleur de la baisse. "Il faut que la baisse d'avril soit au moins équivalente à celle dont ont bénéficié les entreprises, c'est-à-dire 20%", a souhaité Thierry Saniez, Corinne Rinaldo jugeant pour sa part que "même 10% ne serait pas suffisant". L'UFC-Que choisir, qui est en train de réaliser une "expertise" sur le prix du gaz, a estimé "mal étayée" l'affirmation de GDF Suez, selon laquelle le prix trop faible du tarif réglementé a occasionné pour le groupe un manque à gagner de 679 millions d'euros en 2008.
En janvier, le PDG de GDF Suez ,Gérard Mestrallet, avait indiqué qu'une baisse interviendrait en avril, précisant que le prix du gaz, suivant la "décision du gouvernement", était "gelé pour tout l'hiver". Les tarifs réglementés du gaz naturel, qui concernent 93% des consommateurs français, sont fixés par le gouvernement après avis de la Commission de régulation de l'énergie. Ils sont déterminés selon une formule prenant en compte les prix du pétrole, le cours du dollar, les coûts d'acheminement, de stockage et de commercialisation. Le 7 janvier dernier, Christine Lagarde avait expliqué que le prix du gaz serait ajusté le moment "opportun", affirmant que "le mécanisme de fixation du prix (...) fondé sur un lissage des prix des six derniers mois" aurait conduit à une augmentation si le gouvernement avait "effectué l'opération au premier janvier".
(D'après agence)
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