© TF1/LCILa liste noire des paradis fiscaux publiée dans la foulée du G20 jeudi soir a fait long feu. Le secrétaire général de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), Angel Gurria, a annoncé mardi que l'Uruguay, le Costa Rica, les Philippines et la Malaisie, les quatre derniers pays inscrits sur ladite liste n'y figuraient plus car ils ont pris l'engagement de procéder à des échanges d'informations fiscales.
"Jeudi dernier, nous avons communiqué au G20 le fait qu'il y avait quatre juridictions qui n'appliquaient pas encore largement la norme internationale" en matière d'échanges d'informations fiscales, a rappelé Angel Gurria lors d'une conférence de presse à Paris. Ces quatre pays ont informé l'OCDE qu'ils "proposeraient dès cette année des dispositions légales pour supprimer les freins à la mis en oeuvre des critères (de l'OCDE) et les incorporeraient dans les lois et traités qui y sont actuellement en vigueur", précise un communiqué de l'Organisation. Par conséquent, l'Uruguay, le Costa Rica, les Philippines et la Malaisie ont donc rejoint les 38 autres pays inscrits sur la "liste grise" publiée par l'OCDE, qui regroupe les pays ayant pris l'engagement d'échanger des renseignements fiscaux mais n'ayant pas encore signé des accords bilatéraux avec au moins 12 des 30 Etats membres de l'OCDE.
Après la publication de la "liste noire" jeudi soir, l'Uruguay avait immédiatement réagi et avait été retiré dès le lendemain après avoir pris des engagements formels auprès de l'OCDE."Il reste beaucoup de travail à faire pour la mise en oeuvre et la traduction en pratique de ces engagements" mais "je suis sûr que les progrès vont se faire de manière régulière", a conclu M. Gurria.
(D'après agence)
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