Bernard Tapie face aux députés © LCISorti vainqueur de l'arbitrage qui l'opposait à ses anciens banquiers dans l'affaire Adidas et bientôt officiellement renfloué, Bernard Tapie se refuse à dire combien il percevra pour le règlement de son contentieux avec le Crédit lyonnais. Selon l'estimation du Point, il devrait toucher entre 85 et 150 millions d'euros en fonction des taux d'imposition qui seront appliqués à ses gains. Il devrait faire des investissements dans trois ou quatre sociétés de très haut niveau dans les domaines du sport, de la communication et du divertissement, souligne l'hebdomadaire.
Dans l'immédiat, l'ancien ministre annonce la création prochaine d'un site internet qui "livrera à tout le monde les tuyaux dont seuls les initiés disposent pour vivre mieux et payer moins cher". "On va prouver qu'avec cette méthode, on peut augmenter son pouvoir d'achat d'au moins 15 à 20%", affirme-t-il. Titre pressenti : "Nanard.com !"
"C'est l'occasion qui fait le larron"
L'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand confie par ailleurs son "admiration" pour Nicolas Sarkozy, l'homme politique auquel il "s'identifie le plus" et... sa nostalgie du football. Ex-président de l'Olympique de Marseille, il regrette que le club ne soit pas à vendre et précise néanmoins s'intéresser à ceux de Cannes et de Nice. "Le foot me manque (...) Dans mon coeur, il y a l'OM, bien sûr, et puis l'AS Cannes et le Gym", explique Tapie dans une interview au quotidien Nice-Matin. "Mais le hic, c'est que l'OM n'est pas à vendre", ajoute son ancien président. "Il n'est plus question, jamais, d'être président d'un club pro, mais filer un coup de main dans un club comme l'AS Cannes, ça me tenterait", confie encore Tapie. Et il se dit "prêt, si on venait me le demander", à mettre "du coeur, mon expérience et de l'argent dans l'OGC Nice", avec la bénédiction du député-maire de la ville, son "ami" Christian Estrosi.
"Je n'ai aucun contact avec personne", ajoute Tapie, mais "si l'occasion se présente à Cannes ou à Nice, je sais que j'aurai du mal à ne pas plonger". Et l'ex-ministre termine son interview-choc par un dicton populaire: "C'est l'occasion qui fait le larron, et pour le moment l'occasion ne s'est pas présentée".
En ce qui concerne un autre projet évoqué, une entrée au Club Med, il semble mort-né. C'est le Journal du Dimanche qui l'affirme : selon ses informations, le groupe d'hôtellerie Accor, qui détient 6% du Club Méditerranée, et Richelieu Finance (11%) seraient vendeurs de leur participation dans le groupe de loisirs. Mais une indiscrétion sur les intentions de Bernard Tapie, qui dit dans le JDD n'avoir "pas de projet à court terme pour le Club Med" aurait, selon l'hebdomadaire, incité plusieurs institutions financières à se mobiliser pour tuer dans l'oeuf toute velléité de concrétiser une entrée dans le capital.
D'après agences
Retour MYTF1
Chargement en cours...




