Un rayon de supermarché (archives). © DREn 2004, près d'un Français sur trois se disait prêt à débourser davantage pour consommer "éco-responsable". Une tendance qui pouvait alors sembler encourageante pour les défenseurs de l'environnement. Mais en 2009, ces mêmes Français ne sont plus que 16% à bien vouloir mettre la main à la poche pour la cause environnementale. Soit, très précisément, 15 points de moins par rapport à 2004. Un quasi-désamour mis en évidence par une enquête rendue publique mercredi par Ethicity, et réalisée en partenariat avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
La crise ne semble pas la seule responsable. Car si trois quart des Français (76%) considèrent que les produits de consommation "responsables", qui correspondent aux critères du développement durable, sont plus chers que les produits "classiques", ils sont aussi deux tiers (68 %) à juger que ces produits ne sont "globalement pas attractifs", en termes de prix et de qualité. L'étude traduit aussi une demande forte d'information sur ce sujet : 85% des sondés souhaiteraient des étiquettes sur l'impact environnemental des produits.
"Il y a beaucoup d'information à faire"
Pour Philippe Van de Maele, président de l'Ademe, ces résultats démontrent avant tout la nécessité de "fiabiliser l'information", dans la mesure où il existe "une réelle appétence pour la consommation durable". Sur la question du surcoût envisagé pour acheter "éco-responsable" notamment, "il y a beaucoup d'information à faire car ce n'est pas vrai", explique-t-il, mettant en avant "le poids de la perception historique" d'une époque où "ce qui était durable était plus cher".
L'étiquetage écologique, un des objectifs affichés du Grenelle de l'environnement, doit permettre en particulier de mettre en avant les émissions de CO2 - principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique - liées à un produit. Plusieurs grandes enseignes de distribution françaises ont développé "l'étiquetage vert" de certains produits alimentaires, mais avec, à ce jour, des méthodologies différentes.
L'étude d'Ethicity a été réalisée en mars 2009 par voie postale par TNS MédiaIntelligence, sur échantillon de 6000 individus âgés de 15 à 70 ans.
D'après agence
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